‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 17 sur 259 · DE LA DÉCOMPOSITION CHIMIQUE · texte numérisé non relu

DE LA DÉCOMPOSITION CHIMIQUE

§ 1. — Des énergies étrangères.

1. Dansl’acte de la décomposition chimique, un .'corps unique se résout en plusieurs autres corps distincts, simples ou composés, doués de propriétés différentes de celles du corps primitif. Cet acte est inverse de celui de la combinaison.

.2. Quand la combinaison a été accomplie avec dégagement de chaleur et d’une façon totale, la décomposition du corps composé, envisagé isolément, ne saurait s’effectuer sans une absorption de chaleur précisément égale (t. Ier, p. 14). Elle exige donc l’accomplissement d’un certain travail, dû à des énergies étrangères, telles que :

L 'énergie calorifique, mise en jeu dans l’acte de l’échauflement ;

L'énergie électrique, développée sous forme d’électrolyse, d’arc voltaïque, d’étincelle, ou d’effluve ;

L’énergie lumineuse , développée dans l'acte de l'illumination;

Enfin Yênergie de désagrégation, développée dans la dissolution, laquelle semble se rattacher, par voie détournée, à l’énergie calorifique.

Ces énergies fournissent d’ordinaire, dans leur mise en exercice, une quantité de travail supérieure à celle que mesurerait la chaleur absorbée par la décomposition elle-même, envisagée séparément. Il en est ainsi, parce que les énergies mises enjeu doivent accomplir en surplus le travail préliminaire, nécessaire pour amener le corps composé à l’état où ces éléments commencent à se séparer les uns des autres (voy. p. 6).

3 Quand la combinaison, au contraire, a été effectuée avec absorption de chaleur il semble que la décomposition n’exige pas en principe l’intervention d’un travail spécial. Cependant celui-ci demeure nécessaire, toutes les fois que la combinaison ne se détruit point d’elle-même à la température ordinaire : c’est alors un travail préliminaire, souvent fort petit, mais qui a pour objet d’amener le composé à un état tel, que sa décomposition puisse ensuite s’effectuer d’ellemême, sans nouvelle mise en œuvre des énergies étrangères.

4. Entrons dans des détails plus circonstanciés sur chacune de ces énergies et sur son rôle propre, dans l’un et l’autre des deux groupes généraux de réactions qui viennent d’être signalés ; c’est-à-dire dans les réactions endothermiques, où tout le travail est effectué par les énergies étrangères, et dans les réactions exothermiques, où ces énergies jouent simplement le rôle d’agents déterminants. — Ce sujet est traité dans les pages 34 à 68 du tome II de l’ouvrage.

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