POUR 1 GRAMME
TENSION
SUPERFICIELLE
Baume du commandeur .
Élixir de longue vie .
Essence de térébenthin - .
Essence de menthe .
Essence de moutarde .
Teinture éthérée de castoérum .
Teinture alcoolique de castoréum..
Teinture d’aloès .
Baume tranquille .
Huile de ricin .
Huile d’olive. . . .
Huile blanche .
Huile d’amandes .
Huile camphrée .
Huile de croton .
XIV. — Tension superficielle des métaux et des sels fondus. — MM. Quincke et Dupré ont cherché à déterminer la tension superficielle de corps solides à la température ordinaire, qui ne se liquéfient qu’à une température plus ou moins élevée. M. Quincke a employé dans ce but deux méthodes différentes, qui lui ont fourni des résultats aussi concordants qu’on pouvait l’espérer de ces déterminations délicates et nécessairement peu précises. Il faisait : 1" fondre des fils des substances étudiées dans une flamme suffisamment chaude et déterminait le poids des gouttes qui en tombaient; il appliquait ensuite la formule p = 2 - rf, p étant le poids de chaque goutte et r le rayon du fil, et calculait la 2 f
constante capillaire a°- = -J- (d la densité ne pouvait être connue qu’approxi-
mativement) ; 2° pour les métaux et les sels plus fusibles, il les faisait fondre dans des tubes de verre effilés, et opérait par la même méthode ; 3° les sels étaient fondus également à l’extrémité d’un fil de platine d’un diamètre déterminé ; 4° on fondait les diverses substances dans un creuset et on les versait sur une plaque horizontale de porcelaine ou de platine ; il se formait ainsi une goutte, dont la surface supérieure était plane ; de la forme du contour et de l’épaisseur (l’étendue de la goutte étant supposée infinie ou très grande), on déduisait la constante capillaire du liquide. On n’observait la goutte qu’après sa solidification, et on admettait qu’elle ne changeait pas déformé en se solidifiant.
MM. Dupré et Lechartier ont déterminé le poids de gouttes solidifiées sur un plan, ainsi que leur cercle de base ; ils ont obtenu des nombres peu différents de ceux de M. Quincke.
Les deux tableaux suivants contiennent les résultats des déterminations de M. Quincke.
Bromure de sodium. . . .
Bromure de potassium..
Bromure d’argent .
lodure de potassium . . .
Chlorure de lithium. . . , Chlorure de sodium. . .
Chlorure de potassium.
Chlorure de calcium. . .
Chlorure de strontium.
Chlorure de baryum . . .
Chlorure d’argent .
Dans les corps solides existe-t-il une tension superficielle analogue à celle des liquides? Il semble très probable que la couche superficielle des corps solides jouit de propriétés moléculaires différentes de celles qui existent dans l’intérieur du corps ; cette différence explique les changements de certaines propriétés des métaux en particulier, suivant la préparation qu’a subie la surface, surtout quand il sont en lames très minces. M. Karmasch, ayant soumis à la rupture des fils de divers diamètres, a reconnu que le poids pouvant provoquer cette rupture, pouvait être représenté par la formule :
P = *.2 ter + p.mr2,
a est la tension superficielle et |3 la cohésion intérieure et r le rayon ; il a obtenu ainsi pour a. les nombres suivants :
SUBSTANCES
RÉCROUI.