‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 214 sur 259 · IV · texte numérisé non relu

IV

Fig. I Dispersion croisée .

Lame (aillée perpcmhculai renient, à la bissectiûce aigue, placée de manière <|ue AA' soit, à de la vibration du polariseur.

•• Dispersion croisée.

Même |;um* que dans In ligure ei -dessus plâtre dr maimit uut AA suit parallèle a lune des vibrations

blanche. Les phénomènes ne deviennent alors simples que lorsqu’on observe avec les lumières monochromatiques.

Fig. 26.

Supposons maintenant le cristal clinorhombique, c’est-à-dire n’ayant qu’un axe de symétrie. Cet axe seul sera commun aux ellipsoïdes de toutes les couleurs. On distingue trois cas suivant qu‘e l’axe de symétrie coïncide avec la bissectrice aiguë, la bissectrice obtuse ou l’axe moyen de l’ellipsoïde.

1° L’axe de symétrie est, pour toutes les couleurs, la bissectrice aiguë.

Une lame, taillée perpendiculairement à cet axe, montre le pôle C de cette bissectrice commune à toutes les couleurs. Les pôles des axes optiques rouges

Fig. 27. — Dispersion croisée.

viennent se placer quelque part en Pr P'r (fig. 27) ; les pôles des axes optiques violets quelque part en Py P y . U n’y a plus, en lumière blanche, aucune symétrie dans la distribution des couleurs par rapport à deux lignes perpendiculaires passant en C, mais il y a symétrie de distribution par rapport à G, c’est-à-dire que si l’on mène par G une droite quelconque, deux points pris sur cette droite, de part et d’autre et à égale distance de ce point, sont de même teinte. G’est la dispersion croisée qu’on observe dans le borax (pl. III, fig. 1 et 2),

2° L’axe dé symétrie est, pour toutes les couleurs, la bissectrice obtuse ,

Si l’on taillait la lame perpendiculairement à cette bissectrice obtuse, on aurait une dispersion croisée de même nature que celle du cas précédent; mais les pôles des axes optiques sortent alors le plus souvent, comme nous l’avons dit, du champ de l’appareil. On préfère donc tailler la lame perpendiculairement à la bissectrice aiguë, ou plutôt à une droite dont la direction soit moyenne entre celles des bissectrices aiguës correspondant aux diverses couleurs. Ges bissectrices aiguës n’étant plus en effet assujetties à être dirigées suivant un axe de

symétrie ont des directions différentes pour les différentes couleurs; elles sont cependant assujetties à être contenues dans le plan de symétrie normal à l’axe de symétrie. Si C y eât la trace de ce plan de symétrie, les pôles des axes optiques rouges se trouveront quelque part en Pr et P'r sur une perpendiculaire à pq et les pôles des axes optiques violets en Pv et P'v • Les courbes isochromatiques

Fig. 28. — Dispersion horizontale.

en lumière blanche seront symétriques par rapport à Cy; elles ne le seront plus ni par rapport au centre C, ni par rapport à un axe perpendiculaire à C y.

C’est ce qu’on nomme la dispersion horizontale ; elle est représentée par les figures 1 et 2, planche IV.

3° Enfin l’axe de symétrie est pour toutes les couleurs l’axe moyen b de l’ellipsoïde principal.

Le plan de symétrie du cristal est alors, pour toutes les couleurs, le plan des axes optiques. Si Pr P'T (fig. 29) est ce plan de symétrie, les axes opticjues rouges

% v, Cr c £ P’

Fig. 29. — Dispersion inclinée.

seront quelque part en Pr P'r , les axes optiques violets quelque part en Pv P'v • Les courbes isoehromatiques en lumière blanche ne seront plus symétriques que .par rapport à la ligne des pôles des lemnicastes.

C’est la dispersion inclinée représentée figures 1 et 2, planche V.

Réciproquement, si l’on observe un de ces modes de dispersion, on pourra en conclure que le cristal est clinorhom bique.

Dans les cristaux biaxes anorthiques la distribution des teintes des courbes isochromatiques n’est plus symétrique ni par rapport à un point ni par rapport à une droite.

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