DES COMBUSTIBLES ET DE LA FLAMME
Les combustibles qu’on emploie pour faire les essais au chalumeau sont: la chandelle, la bougie ordinaire (acide stéarique), l’huile à brûler, l’alcool et le mélange d’essence de térébenthine et d’éther.
Avec l’huile à brûler et surtout avec le mélange d’essence de térébenthine et d’éther, on obtient des températures élevées; mais ces deux combustibles répandent une odeur qui n’est pas toujours supportable ; il en est de même de la chandelle ; quant à la flamme de l’alcodl, sa température est la moins élevée.
La bougie ordinaire est le combustible qui convient le mieux pour les essais au chalumeau. On peut la placer dans une petite souche en cuivre ou en ferblanc, à la manière des cierges d’église.
11 est très important pour l’élève chimiste qu’il connaisse bien la composition de la flamme, car le même corps peut présenter des caractères tout différents, suivant qu’on le chauffe dans telle ou telle partie de la flamme.
Au point de vue du chalumeau, la flamme se divise e'n deux parties, connues sous les noms de flamme d’oxydation et de flamme de réduction, ou bien encore feu d’oxydation et feu de réduction.
La figure 14 montre les deux parties de la flamme d’une bougie telle qu’on
l’obtient lorsqu’on souffle dessus avec le chalumeau. La partie extérieure A est la flamme oxydante et la partie médiane B est la flamme réductrice.
L’élève doit s’exercer à se servir de ces deux flammes à volonté ; pour cela il oxydera sur le charbon un petit morceau d’étain avec la flamme oxydante, puis il ramènera l’oxyde d’étain à l’état métallique, en le réduisant dans la flamme réductrice : il pourra, encore chauffer une perle de borax avec de
l’oxyde de cuivre, de manière à obtenir au feu d’oxydation une perle transparente qui est verte à chaud, mais qui devient bleue en refroidissant et au feu de réduction une perle opaque colorée en rouge brun lorsqu’elle est froide.
Lorsqu’on veut obtenir un grand jet de flamme, il faut que le bout du chalumeau n’entre pas plus dé 1 millimètre dans la flamme de la bougie. Quand on tient le bout de chalumeau en dehors de la flamme, on obtient un dard très ong, mais qui paraît intermittent et qu’on appelle le flamber. Les perles de fondants chauffées dans cette flamme, présentent quelquefois la propriété de devenir opaques lorsqu’elles refroidissent.
Quand on veut obtenir un petit dard, propre à observer les colorations que la flamme peut prendre, il faut entrer le chalumeau jusqu’au centre de la flamme ; on obtient alors un petit jet bleuâtre à peine éclairant, mais dont la température est très élevée et qui permet de reconnaître avec facilité le moindre changement de teinte qu’éprouve cette petite flamme.
Pour observer les colorations de flammes il est convenable d’opérer dans un endroit peu éclairé.