‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 251 sur 259 · CHARBON · texte numérisé non relu

CHARBON

Le charbon de bois est le support qu’on emploie le plus souvent dans les essais au chalumeau : oh doit le choisir sans écorce, d’un grain fin, sans être trop poreux. On y pratique une petite cavité peu profonde dans laquelle on introduit la matière à essayer, soif' seule, soit mélangée avec de la soude ou avec du cyanure de potassium.

On doit observer avec soin les auréoles colorées qui se forment autour de la jï cavité, car ces auréoles, nommées aussi enduits, indiquent par leur coloration j la présence des métaux qui leur ont donné naissance. Il arrive quelquefois que 1 le charbon lui-même donne une auréole blanche, formée par la cendre du { charbon. On distingue cette auréole des auréoles métalliques en ce qu’elle n’est pas déplacée lorsqu’on dirige le dard du chalumeau dessus.

Quelques corps éclatent, décrépitent lorsau’on les chauffe sur le charbon; on

ENCÏCLOP. CIUM.

. évite cet accident en humectant la substance pulvérisée avec de l’eau distillée : on chauffe alors graduellement pour sécher la matière.

La coupellation des matières aurifères et argentifères se fait aussi sur le charbon ; pour cela, on creuse une grande cavité dans le charbon qu’on emplit de poudre d’os calcinés, puis, avec le pilon du mortier d’agate, on tasse cette poudre d’os qui prend alors la forme d’une petite coupelle.

Quelques opérateurs mouillent la poudre d’os, de manière à former une pâte solide qui prend plus facilement la forme de coupelle et qui a l’avantage de s’agréger davantage. Quand on opère de cette manière, il faut chauffer lentement la coupelle pour volatiliser toute l’eau avant de commencer la coupellation.

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