DANS LE TUBE BOUCHÉ
Oxyde de mercure. — De jaune ou de rouge mine devient rouge foncé presque noir; il reprend sa teinte primitive en refroidissant.
Bi-iodure de mercure. — De rouge vermillon devient jaune clair ; en frottant le corps jaune, il redevient rouge.
Sulfure de mercure. — De rouge vermillon devient rouge brun foncé; il reprend sa teinte primitive par le refroidissement.
Peroxyde de fer hydraté. — De jaune rouille devient rouge foncé et conserve celle dernière couleur après le refroidissement.
Ocres jaunes. — Les ocres jaunes deviennent rouges et conservent cette teinte à froid.
Oxyde de zinc. — De blanc devient jaune clair; en refroidissant il redevient blanc.
Acide titanique. — Même caractère.
Acide du niobium. — Même caractère.
Minium (oxyde de plomb). — De rouge orangé devient rouge brun; reprend sa teinte rouge-orangé à froid.
Chromate de plomb. — De jaune vif devient orange ; redevient jaune à froid.
Oxyde de plomb hydraté. — Cet oxyde fonce de couleur par la chaleur et conserve sa nouvelle teinte à froid.
Oxyde de bismuth hydraté. — Même caractère
Sels de nickel. — De verts très vifs deviennent jaunes en se déshydratant.
Sels de cobalt. — De rouge groseille deviennent bleus en se déshydratant.
Sels de cuivre. — De verts ou de bleus deviennent jaunes ou blancs en se déshydratant.
CORPS QUI SE VOLATILISENT LORSQU’ON LES CHAUFFE SEULS DANS LE TUBE BOUCHÉ
Oxydes de mercure. — • Ils changent de couleur, se décomposent en oxygène et en mercure, lequel se volatilise.
Bi-iodure de mercure. — Se volatilise en changeant de couleur.
Sulfures de mercure. — Se volatilisent en fonçant de couleur ; une partie se décompose souvent en donnant du mercure métallique.
Sels de mercure. — Se volatilisent tous, la plupart en se décomposant, donnent un sublimé gris de mercure métallique; quelques-uns jaunissent avant dè .se volatiliser. Le bichlorure de mercure fond avant de se volatiliser. Le protochlorure se sublime sans fondre.
Soufre. — Se volatilise en donnant presquè toujours naissance à de l’acide sulfureux.
Acide arsénieux. — Se volatilise et vient former, dans la partie froide du tube, des cristaux octaédriques transparents.
Acide arsénique. — Même caractère qu’avec l’acidé arsénieux; mais il se dégage en même temps de l’oxygène.
Sulfures d'arsenic. — Les sulfures d’arsenic se subliment à la manière du soufre.
Tellure. — Ne se volatilise qu’au rouge et vient former dans la partie froide du tube des gouttelettes noires d’un aspect métallique.
Sélénium. — Se volatilise sous forme d’enduit rouge brun en dégageant une odeur de raifort.
Acide osmique. — Se volatilise sous forme de gouttelettes huileuses qui se solidifient en refroidissant; il forme des vapeurs qui irritent fortement les yeux, et dont l’odeur est caractéristique.
Sels ammoniacaux. — Les sels ammoniacaux sont tous volatils ; ils se condensent dans la partie froide du tube; beaucoup sont décomposés en partie et quelques-uns le sont tout à fait; tous, en se volatilisant, bleuissent le papier rouge de tournesol.
Eau:— Se volatilise et se condense dans la partie froide du tube.
Chlorures, bromures et iodures métalliques. — Presque tous les chlorures, bromures et iodures métalliques sont volatils; mais ils ne se volatilisent dans le tube bouché que lorsqu’on élève fortement la température au moyen du chalumeau.
CORPS QUI DÉGAGENT DES GAZ OU DES VAPEURS QUAND ON LES CHAUFFE SEULS DANS LE TUBE BOUCHÉ
Hydrates.— Vapeur d’eau qui se condense dans la partie froide du tube. Bicarbonates et carbonates. — Acide carbonique.
Chlorates. — Oxygène rallumant les allumettes.
Perchlorates. — Même caractère.
Azotates. — Dégagement de vapeurs rutilantes.
Iodates. — Oxygène ; quelquefois vapeurs violettes d’iode en même temps. Bromates. — Oxygène; avec vapeurs jaunes de brome dans quelques cas. Arséniates. — Oxygène. lise volatilise en même temps de l’acide arsénieux. Hyposulfales. — Acide sulfureux.
Sulfates métalliques. — Acide sulfureux.
Quelques sulfures. — Acide sulfureux.
Quelques peroxydes. — Oxygène.
CORPS QUI PRÉSENTENT DES CARACTÈRES PARTICULIERS QUAND ON LÈS CHAUFFE DANS LE TUBE BOUCHÉ AVEC DU BISULFATE DE POTASSE
Carbonates et bicarbonates. — Dégagement d’acide carbonique avec vive effervescence.
Sulfites. — Acide sulfureux.
Sulfures. — Hydrogène sulfuré avec dépôt de soufre qui se volatilise.
Sélénium. — Hydrogène sélénié avec odeur de raifort et un sublimé rouge foncé.
Azotates et azotites. — Vapeurs rutilantes.
Chlorates et per chlorates. — Vapeurs de chlore.
Chlorures. — Acide chlorhydrique sous forme de vapeurs blanches.
Bromures. — Acide bromhvdrique et vapeurs jaunes de brome dont l’odeur est caractéristique.
Iodures. — Acide iodhydrique avec vapeurs violettes d’iode tout à, fait caractéristiques.
Fluorures. — Acide fluorhydrique qui attaque le verre et dont la vapeur possède une odeur irritante.
Cyanures. — Acide cyanhydrique avec odeur d’amandes amères,
Hyposul/îtes. — Acide sulfureux et dépôt de soufre qui se volatilise.
Acétates. — Vapeurs d’acide acétique reconnaissable à son odeur.
Matières organiques. — La plupart noircissent en dégageant de l’acide sulfureux provenant de la décomposition de l’acide sulfurique, du bisulfate.
CORPS PRÉSENTANT DES RÉACTIONS PARTICULIÈRES QUAND ON LES CHAUFFE DANS LE TUBE BOUCHÉ AVEC DU CARBONATE DE SOUDE
Tous les composés de V arsenic.— Anneau noir miroitant d’arsenic métallique se formant daus la partie froide du tube; la réaction se fait mieux lorsqu’on ajoute au mélange un peu de charbon en poudre.
Tous les sels de mercure. — Mercure métallique qui se sublime dans la partie froide du tube.
. Tous les sels ammoniacaux. — Dégagement de carbonate d’ammoniaque dont l’odeur est caractéristique et qui bleuit le papier rouge de tournesol.
CORPS QUI SE VOLATILISENT QUAND ON LES SOUMET AU GRILLAGE DANS LE TUBE OUVERT AUX DEUX BOUTS
Composés de l’arsenic. — Tous ces composés produisent de l’acide arsénieux,
qui se condense sous forme de cristaux octaédriques dans la partie froide du tube. Quand on opère avec du sulfure d’arsenic, il se sublime un peu de ce corps sous forme d’une matière jaune ressemblant à du soufre.
Antimoine, oxyde d’antimoine et sulfures d’antimoine. — Ces corps, grillés dans le tube ouvert aux deux bouts, donnent de l’oxyde d’antimoine qui se volatilise sous forme d’enduit blanc quelquefois cristallin.
Tellure et ses composés. — Ils produisent des gouttelettes d’acide tellureux qui se déposent dans la partie froide du tube.
Chlorure de plomb. — Se volatilise sous forme de gouttelettes.
Oxyde de bismuth. — Se volatilise sous forme d’enduit jaunâtre qui fond facilement en gouttelettes brunes.
Sulfure et séléniure de plomb. — Ils donnent des sublimés blancs de sulfate et de séléniate de plomb.
Sulfure de molybdène. — 11 se sublime de l’acide molybdique sous forme de lamelles cristallines très brillantes et d’un blanc jaunâtre ; il se dégage en même temps de l’acide sulfureux.
Soufre et sulfures métalliques. — Ils dégagent de l’acide sulfureux et quelquefois il se volatilise du soufre.
Composés du mercure. — Sublimé de mercure métallique ou volatilisation du sel.
Sels ammoniacaux. — Même phénomène que dans le tube bouché.
Fluorures. — Les fluorures, mélangés à du sel de phosphore et chauffés dans le tube ouvert, dégagent de l’acide fluorhydrique qui attaque le verre.
Osmiure d’iridium. — Dégage des vapeurs d’acide osmique.
Hyposulfites. — Dégagent de l’acide sulfureux.
CORPS PRÉSENTANT DES RÉACTIONS PARTICULIÈRES QUAND ON LES CHAUFFE SEULS SUR LE CHARBON, SOIT AU FEU D’OXYDATION, SOIT AU FEU DE RÉDUCTION
Soufre et sulfures. — Acide sulfureux reconnaissable à son odeur (feu d’oxydation).
Composés de l’arsenic. — Vapeurs blanches d’acide arsénieux, odeur d’ail et coloration de la flamme en bleu livide (ne pas respirer les vapeurs).
Composés du sélénium. — Odeur de raifort, coloration de la flamme en bleu azur.
Sels ammoniacaux. — Se volatilisent en produisant des vapeurs blanches très intenses.
Sels de mercure. — Se volatilisent en produisant des fumées blanches dangereuses à respirer.
Chlorates, perchlorates, azotites, azotates, brom.ates, iodates, etc. — Tous ces sels oxygénés déflagrent ou fusent sur le charbon.
Composés du plomb. — Réduction métallique (métal malléable), accompagnée d’une auréole jaune clair, à froid, mais qui est brune lorsqu’elle est chaude; la flamme se colore en bleu azur.
Composés du bismuth. — Réduction métallique (métal cassant) , auréole jaune comme avec le plomb (feu de réduction).
Composés de l'antimoine. — Réduction métallique (métal cassant), accompagnée de fumées blanches et d’un enduit blanc quelquefois cristallisé; coloration de la flamme en bleu verdâtre.
Composés du zinc. — Se volatilisent. en donnant un enduit qui est jaune tant qu’il est chaud, mais qui devient blanc en refroidissant; ils prennent beaucoup d’éclat à la chaleur.
Composés du cadmium. — Se volatilisent et donnent une auréole brun rouge qui ne devient visible que lorsqu’elle est refroidie.
Composés de l'étain au feu de réduction. — Culot métallique malléable, pas d’auréole ; au feu d’oxydation, le métal obtenu se transforme en oxyde.
Sels d'or. — Or métallique, aux deux feux, sans auréole.
Sels de platine. — Platine métallique sous forme de poudre grise; point d’auréole.
Sels d'argent. — Culot d’argent très malléable; point d’enduit.
Composés du cuivre au feu de. réduction. — Culot de cuivre rouge malléable; point d’enduit, coloration verte de la flamme.
Les composés insolubles de la baryte, de la strontiane, de la chaux, de la magnésie, de l’alumine, du zinc, de l’étain et de tous les sels insolubles qui sont blancs, prennent un grand éclat lorsqu’on les chauffe dans la flamme du chalumeau.
SUBSTANCES QUI NE SONT POINT ATTAQUÉES PAR LA SOUDE ET QUI RESTENT. SUR LE CHARBON
Les substances qui ne sont point attaquées par la soude et qui restent sur le charbon sont les composés de la chaux, de l’alumine, de la magnésie, de la glucine, de la zircone, de l’urane et du cérium.
SUBSTANCES QUI NE SONT POINT ATTAQUÉES PAR LA SOUDE, MAIS QUI FONDENT ET DISPARAISSENT AVEC CE RÉACTIF DANS LE CHARBON
Les substances qui disparaissent avec la soude dans le charbon sont : les composés de la baryte, de la strontiane et tous les sels alcalins.
CORPS QUI FORMENT DES PERLES VITREUSES QUAND ON LES FOND AVEC DE LA SOUDE SUR LE CHARBON
La silice et les silicates naturels, l’acide borique et les borates, l’acide phosphorique et les phosphates donnent des perles vitreuses, transparentes, qui sont colorées lorsqu’il y existe en même temps des oxydes métalliques, lorsqu’on les fond avec de la soude.
L’acide titanique donne également une perle vitreuse avec la soude, mais cette perle est opaque.
MÉTAUX DONT LES COMPOSÉS SONT RÉDUITS SUR LE CHARBON QUAND ON LES CHAUFFE AVEC LA SOUDE OU AVEC UN MÉLANGE DE SOUDE ET DE CYANURE DE POTASSIUM ET QUI DONNENT DES AURÉOLES COLORÉES.
Plomb. — Culot gris très malléable; auréole jaune clair.
Bismuth. — Culot métallique gris, très cassant; auréole jaune clair.
Antimoine. — Culot blanc grisâtre, très cassant, souvent recouvert d’aiguilles blanches d’oxyde d’antimoine; auréole blanche.
Gadmium. — Point de culot métallique; auréole bruü rouge.
Zinc. — Point de culot métallique; auréole jaune clair tant qu’elle est chaude* mais qui devient blanche par le refroidissement.
MÉTAUX DONT LES COMPOSÉS SO,NT RÉDUITS SUS LE CHARBON QUAND ON LES CHAUFFE