Influences dès actions secondaires dans l’éthérifica
tlon. — Dans les calculs qui précèdent, nous avons négligé l’influence que peut avoir dans l’éthérification l’affinité de l’acide libre pour l’eau : elle doit cependant retarder son action sur l’alcool, et il semble qu’on devrait en tenir compte. De même l’eau peut avoir quelque affinité pour l’alcool et pour l’éther (1).
C’est en partant de ce point de vue qu’enl867, MM. Guldberg et Waage avaient présenté une théorie de l’éthérification beaucoup plus compliquée que la précédente, et qu’ils n’ont abandonnée qu’en 1879 (en 1867, Études sur les affinités chimiques, publiées en français comme programme de l’Université de Christiania, chez Brogger et Christie; en 1879, Mémoire en allemand, dans le Journal fur praktische Chemie, tome XIX, p. 69). Quoique cette ancienne théorie ne nous paraisse pas devoir être suivie, nous allons la résumer ici, en reproduisant autant que possible le texte même du mémoire publié en 1867 par MM. Guldberg et Waage (p. 53).