I. Ann. scient, de l’Ec. liorm. sup
MM . Friede} et Guérin 1 ont obtenu de petits cristaux brillants de rutile en faisant réagir un courant de chlorure de titane en vapeurs sur du fer titane, de la magnétite ou de la sidérose. Le fer passe à l’état de perchlorure volatil et le titane s’oxyde.
Si l’on fait agir dans cette expérience des influences réductrices, on constate la formation de l’oxyde bleu Ti 5 0 3 bien cristallisé, composé déjà reproduit par H. Sainte-Glaire Deville.
CASS1TÉRITE.
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Gisements. — La cassitérite se présente toujours dans la nature comme partie intégrante de filons qui ont pris naissance à la suite de l’éruption de la granulite.
Reproductions accidentelles. — Tôrmer 2 a trouvé dans une crevasse de la sole d’un fourneau, à la fonderie royale de canons de Dresde, une masse poreuse dans les cavités de laquelle s’étaient développées des aiguilles très brillantes, les unes incolores et transparentes, les autres grises ou salies par des granulations noires. La loupe y fait reconnaître des prismes quadratiques mp, striés longitudinalement, et l’analyse chimique a montré qu’on avait affaire à de la cassitérite.
La même substance a été rencontrée avec le même aspect dans la fonderie de canons de Woolwich (F. A. Abel 5 ). Les cristaux où se remarquaient des inclusions métalliques s’étaient développés dans une cavité entre la surface du bronze et celle des scories.
On a encore constaté la formation accidentelle d’acide stannique cristallisé dans les cavités de la sole d’un fourneau de Swansea où se traitaient des minerais de cuivre stannifères.
Klapproth 4 ayant fondu de la cassitérite dans un creuset placé dans un four à porcelaine, a constaté que celle-ci avait fondu en formant un verre très dense, tandis qu une partie avait cristallisé sous forme de prismes tapissant l’intérieur du creuset et son couvercle.
Méthodes de reproduction. — M. Daubrée s a pour la première fois reproduit la cassitérite en faisant réagir mutuellement au rouge les vapeurs d’eau et de bichlorure d étain. Il se fait un dépôt de cristaux très petits, mais parfaitement nets ; les échantillons obtenus sont plus beaux si cette dernière vapeur est diluée dans l’acide carbonique. Les cristaux sont ordinairement incolores, leur éclat est adamantin, ils rayent le verre. Ils simulent des prismes rhombiques qui seraient isomorphes avec ceux de brookite, mais les travaux ultérieurs de H. Sainte-Claire Deville ont prouvé qu’on avait bien affaire à des prismes quadratiques de cassitérite.