‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 99 sur 240 · Fuchs, die künst. darg. Min., p · texte numérisé non relu

Fuchs, die künst. darg. Min., p

6. C. R., 1864, t. LVII, p. 148 et 1865, t. IIX, p. 188. — Ann. de phys. et chim., 1865, 4” série, t. IV, p. 129. — L’insl., 1863, p. 226. — Bull. Soc. Chim., t. V, p. 558 et 1864. t. II, p 194 — Ann. Chem. Pharm., t. CXXIX, p. 215.

reprise par l’eau abandonne des prismes jaunâtres à section octogonale m h 1 — 155° D= 4,3.

Le rutile aciculaire se prépare par deux procédés.

Le premier consisle à faire réagir, dans un gros tube chauffé au rouge, des vapeurs de chlorure de titane diluées dans le gaz chlorhydrique ou de l’air saturé de vapeur d’eau ; l’opération porte sur SO grammes environ de chlorure. On trouve le tuhe rempli d’une grande quantité de petites aiguilles, où l’on a pu mesurer un angle de 90°.

L’addition d’un peu d’acide fluorhydrique amène la formation de brookite.

Le second procédé consiste à faire réagir le gaz acide chlorhydrique sur un mélange d’acide titanique amorphe avec un excès de fluorure de potassium ou de calcium. Le mélange est chauffé dans un creuset de platine renfermé lui-même dans un creuset de terre. Avec le fluorure potassique, on chauffe d’abord au rouge vif pendant un quart d’heure, puis on fait arriver par le couvercle un lent courant d’acide chlorhydrique. La masse est reprise par l’eau et l’on recueille de longs prismes jaune d’or de rutile implantés sur les parois du creuset. Si l’on prend comme fondant le fluorure de calcium, il faut fondre la masse pendant une heure avant de faire passer l’acide chlorhydrique. La masse reprise par l’acide chlorhydrique étendu abandonne des aiguilles jaune pâle plus petites que précédemment.

M. Ilautefeuille a répété les mêmes expériences dans un milieu réducteur; ii suffit pour cela d’opérer; dans un creuset de eharbon de cornue, le rutile se présente alors sous une belle couleur bleue.

Le rutile aeiculaire forme des prismes à quatre pans terminés par un octaèdre. Angles mesurés 134° 40' à 135° 48' (naturel 135° 4').

Le rutile tabulaire se prépare en fondant de l’acide titanique dans le fluosilicate potassique et faisant passer de l’acide chlorhydrique sur la masse chauffée au rouge. Il se fait des lamelles avec angle de 133°, analogues au rutile de New-Jersey. On peut remplacer le fluosilicate par un mélange de chlorure de calcium et de silice; on obtient alors du sphène concurremment avec le rutile. L’addition du fluorure de calcium favorise la cristallisation du rutile et entrave celle du sphène.

La variété sagénite se prépare en faisant réagir au rouge l’acide chlorhydrique sur un mélange de 2 parties d’acide titanique, 10 de silice et 23 de fluosilicate. Il se fait de nombreuses aiguilles gris jaunâtre, devenant temporairement jaune verdâtre par calcination; D= 4,1 à 4,2. (Voir du reste Anatase et Brookite.)

M. Hautefeuille 1 a tout récemment préparé des cristaux de rutile par la méthode qui lui a donné le quartz et la tridymitc. Il suffit de fondre et de recuire pendant quelques semaines de l’acide titanique amorphe dans le tungstate de soude, et de reprendre la masse par l’eau. Il se fait des prismes cannelés mh'li 1 maclés suivant a 1 .

La substitution du vanadate de soude au tungstate donne au rutile produit une coloration d’un beau rouge. M. Hautefeuille a encore obtenu du rutile par fusion de l’acide titanique avec des silicates très-acides, ou bien avec du chlorure de calcium.

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