Bull. Soc. Min., 1878, t. I, p
3. C. R., 1815, t. XXI, p. .527, et 1847,t. XXVI, p. 854.— Vlnst., 1845,p. 510 et 1847, p. 598. — Ann. Chem. Phann., t. LXVI, p. 457. — J. pr. Chem., t..XXXVII, p. 58. — Pogg- Ann., t. LXVI, p. 457.— Jahrb. f. Min., 1845, p. 852 et 1847, p. 570.
4. C. R., 1853, t. XXXIV, p. 209. — Vlnst., 1855, p. 41. — J. pr. Chem., t. LIX, p. 7. — lahresb., 1855, p. 6.
chlorhydrique sur les mêmes silicates, au travers d’une cloison poreuse, il obtient des lamelles plus dures que le verre, semblables à de l’hydrophane 1 .
M. Fremy 2 3 a institué une série d’expériences du même genre et décomposé les silicates alcalins au travers d’une cloison poreuse par les acides minéraux étendus.
Il a préparé ainsi des dépôts grenus, cristallins, aussi durs que le quartz, mais attaquables par les alcalis en solution bouillante, et chimiquement constitués par une silice hydratée renfermant une petite quantité d’alcali.
A une époque antérieure, Maschke 5 avait étudié les produits de la décomposition du silicate de potasse en solution par l’acide carbonique et desséché lentement la silice gélatineuse qui prend naissance dans cette circonstance ; il a comparé les propriétés de la masse desséchée avec celles de l’opale naturelle et obtenu des rapprochements satisfaisants.
Gergens 4 , cherchant à reproduire la structure zonée des agates et les arborisations que l’on y remarque, a observé les phénomènes auxquels donne lieu l’introduction d’un fragment de sulfate de fer ou d’autres sels métalliques dans une solution de silicate de soude, et constaté la production de tubes capillaires ramifiés constitués par une croûte de silice impure.
Nous citerons encore les récentes recherches de M. Em. Monier *; une solution étendue d’acide oxalique est versée avec précaution à la surface d’une solution concentrée de silicate de soude. L’expérience abandonnée à elle-même donne une croûte de silice hydratée très dure, soluble dans les lessives alcalines bouillantes, de densité 1,97. Cette matière possède les propriétés de l’hydrophane.
La voie galvanique a encore été appliquée en vue de la reproduction du quartz ^ et n’a donné que de l’opale. Cross 6 7 a soumis pendant des années de l’acide hydrofluosilicique ou du silicate de potasse au courant d’une très forte pile : il a vu se former des prismes hexaèdres bipyramidés, s’accroissant par couches successives et offrant tout à fait l'apparence et la densité du quartz. Mais l’examen chimique a fait voir qu’ils étaient constitués par une silice hydratée, soluble dans la potasse bouillante.
On ne connaît pas encore de reproduction des calcédoines, des agates, des silex, mélanges concrétionnés de quartz fibreux avec l’opale.