‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 133 sur 240 · C. It., 1868, t. LXYII, p · texte numérisé non relu

C. It., 1868, t. LXYII, p

5. Bull. Soc. Min., 1882, t. Y, p. 15 — C. A., t.XCIV, p. 228. — Ann. de phys. et de chm.,

série, t. XIX el thèse.

PYROXÉNE MAGNÉSIEN.

MgO.SiO* MgSiOï

Nous croyons devoir placer ici cette espèce minérale qui joue un grand rôle ; dans ia série des bisilicates artificiellement reproduits. Ce corps a été souvent confondu, soit avec sa variété dimorphe, l’enstatite, soit avec le diopside, ou pyroxène calcicô* magnésien. La substance qui nous occupe ne se rencontre à l’état naturel que dans les météorites : aussi, ne porte-t-elle pas de nom minéralogique spécial.

Ebelmen 1 a obtenu le pyroxène magnésien en fondant 9 er de silice et 6 8 ' de magnésie avec 6' r d’acide borique et évaporant dans un four à porcelaine. I/auteur a donné au produit le nom de diopside, quoique la composition chimique réponde à la formule MgO,SiO s : ce sont des cristaux blancs opaques atteignant quelques centimètres; clivage m. D = 3,16. Les angles ont pu être mesurés dans la zone verticale : Ebelmen a trouvé mm= 87°31' et pm= 133°35' ; il a également reconnu que le plan des axes optiques est longitudinal. L’étude des extinctions en lumière parallèle, faite par MM.Fouqué et Michel-Lévy, démontre que l’on a affaire à un pyroxène clinorhombique et non à l’enstatite.

C’est au même produit qu’il convient de rapporter la plupart des cristaux obtenus par M. Hautefeuille 2 au moyen de la calcination prolongée, dans un ereuset mal fermé, de la silice avec le chlorure de magnésium; un peu de vapeur d’eau pénètre à la longue dans le creuset par l’action du gaz du foyer et le produit résultant de l’opération est presque identique à celui d’Ebelmen. D=5,l.

M. St. Meunier 5 a fait réagir dans un tube chauffé au rouge les vapeurs d’eau et de chlorure de silicium sur le magnésium métallique; le résultat de la réaction est une poudre blanche de bisilicate de magnésie, en très petits cristaux analogues à ceux des météorites ; iLdoit être plutôt rapporté au pyroxène qu’à i’enstatite.

MM. Fouqué et Michel Lévy 4 ont souvent constaté la formation du pyroxène magnésien dans leurs expériences. Ce corps, incolore par lui-même, se distingue de l’enstatite par les nombreuses lamelles maclées dont il est formé, et aussi par ses extinctions atteignant sur g 1 la valeur de 28° par rapport à l’allongement,

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