‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 154 sur 240 · Zeits. d. deuls. geol. G es. 1886, t. XXVIII, p · texte numérisé non relu

Zeits. d. deuls. geol. G es. 1886, t. XXVIII, p

3. C. Il, 1878, t. LXXXVII, p. 961. —Bul. Soc. Min., 1879, t. II, p. 116, et 1880, t. III, p. 118,

si l’on remplace un peu de la soude par de la potasse. Nous avons constaté 1 que l’on peut encore obtenir la néphéline par fusion et recuit de l’outremer du commerce, avec ou sans addition d’un peu de carbonate de potasse ; la néphéline est alors empâtée par un peu de matière vitreuse brune sulfurifère, et l’on ne voit se former aucun produit cristallin qui ressemble à 1 ’haüyne ou à la noséane, substances qui n’ont d'ailleurs jamais été reproduites.

M. llautefeuille 2 , par fusion des éléments de la néphéline dans le vanadate de soude, a reproduit ce minéral en prismes hexagonaux mesurables mp ; ces cristaux peuvent être obtenus, à volonté, soit purement sodiques, soit légèrement potassiques.

On n’a pu, par aucun procédé, préparer de néphéline purement potassique (pas plus d’ailleurs que de leucite purement sodique).

M. Lemberg 4 5 a obtenu une masse possédant la composition de la néphéline en, chauffant en tube clos de la leucite avec une solution de chlorure de sodium.

PÉTALITE.

3Li0,4Al 2 0 5 ,30Si0 2 . Li'Al^SWy 5 .

M. llautefeuille * a reproduit pour la première fois ce composé par fusion des éléments dans le vanadate lithique. Ce dernier sel ne peut être remplacé par le phosphate ou le tungstale qui donnent de la tridymite et des produits quadratiques moins acides (Y. p. 131). Le produit obtenu possède toutes les propriétés du minéral naturel ; son aspect est octaédrique.

Cette synthèse a fixé la composition très controversée de la pétalite. On admettait autrefois la formule Li0,Al 2 0 5 ,8Si0 2 ou LiAl(Si 2 0°Y qui faisait de la pétalite le terme le plus acide de la série fcldspathique.

MÉIONITE.

6(Ca,Na)0,4Al 2 0 5 ,9Si0 2 . (Ca^YAl^SiO'f.

La série des wernériles à laquelle appartient la méionite, n’a jamais été obtenue synthétiquement. MM. Fouqué et Michel Lévy s ont constaté qu’une roche à wernérite et amphibole fondue et recuite se transforme en une association intime de labrador et d’augite (labradorite augitique).

M. Bourgeois 6 a essayé de reproduire la méionite par simple fusion, et recuit. Si l’on opère avec un culot purement calcique 6Ca0,4Al 2 0 3 ,9Si0 2 , on n’obtient que des cristaux d’nnorthite on petite quantité, tandis que le reste du magma est

4. L. Bourgeois, Ann. de phys. et de chim., 1883, 5 e série, t. XIX, et thèse.

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