‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 155 sur 240 · Bull. Soc. Min., 1879. I. II. p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Min., 1879. I. II. p

0. C. /}., 1882, t. XCIV, p. 228. - Bull. Soc. Min., t. V, p. 15. - Ann. de phys. et de chim-, 1885, 5° série, t. XIX, et thèse.

à peine cristallisé: Si l’on introduit un peu de soude, toute la masse cristallise et fournit un seul minéral quadratique, très arborisé, mais qui se distingue de la méionite naturelle par le signe de sa double réfraction.

Cependant M. Bourgeois a observé, dans un culot provenant de la fusion d’un verre de labrador pur avec des fragments de marbre blanc, des nodules formés d’anorthite associée à un minéral quadratique, assez biréfringent, uniaxe négatif. Les dimensions de ces cristaux atteignent 0 mm ,05 de long sur 0 mln ,02 de large. La double réfringence, beaucoup plus forte que dans la gehlénite et la mélilite, l’absence de magnésie, ont porté l'auteur à rapporter ces cristaux à la méionite.

SILICATES HYDRATÉS

ZÉOLITES.

Gisements. — Ces minéraux se présentent dans là nature associés ou non à la calcite et à l’aragonite en filons et en druses, principalement dans les veinules des roches volcaniques ; il est certain qu’ils ont pris naissance par l’action sous pression d’eau chaude minéralisée ou pure, sur des matières feldspathiques.

Reproductions accidentelles. — On doit à M. Daubrée 1 de très intéressantes observations sur là genèse des minéraux zéolitiques. Ce savant a Constaté qu ils se forment encore de nos jours par l’action des eaux thermales de Plombières (que l’on sait cependant être peu minéralisées, température 70’) sur des matériaux de construction. Ces observations, qui ont été étendues à plusieurs autres localités où jaillissent des eaux chaudes, Bourbonne-les-Bains, Luxeuil, Saint-Honoré, Hammam-Meskoulinc, Bourbon-Lancy (d’après M. Jutier), ont permis de spécifier les espèces suivantes : chabasie, mésotype Na0,Al 2 0 3 ,3Si0 a —t— 2Ï10 ou Na\il(AlO) (SfO 3 ) 5 H- 2 H-O, christianite, apophyllite.

Malgré ces données, concordantes de tout point avec celles que fournit 1 étude des roches zéolitifères, un petit nombre d’espèces ont été reproduites méthodiquement : en voici l’indication.

APOPHYLLITE.

La synthèse partielle de ce minéral a été réalisée par YVôhler* qui, le chauffant avec de l’eau en tube clos à 180°, a vu les cristaux se dissoudre, puis se régénérer par refroidissement.

1. Géologie expérimentale , p. 181. — C• R ■, 1872, t. LXXXIII, p. 421, et 1877, t. LXXXIV, P 2. Ann. Chem. Phami ., 1847, t. I.XY, p. 80.

LÉVYNE.

H. Sainte-Claire Deville 1 a réalisé la synthèse de la lévyne en chauffant en tube :iOs, entre 150 et 200°, un mélange de silicate de potasse et d’aluminate de soude, de telle manière qu’il y ait deux fois plus d’oxygène dans la silice que dans l’alumine des deux sels en présence. Ceux-ci, dissous dans l’eau, réagissaient l’un sur l’autre en donnant un abondant précipité gélatineux, que l’action de là chaleur transformait peu à peu en lamelles hexagonales régulières, à un axe optique, identiques avec la lévyne. Leur composition est la suivante :

Si0 2 .44,7; Al 2 O s . 21,5 ; CaO.O,9 ; NaO.5,5; KO.8,5; HO. 19,7.

La lévyne naturelle renferme un peu plus de chaux et moins d’alcalis.

Dans cette expérience, il ne restait que des alcalis en dissolution à la fin de l’opération, mais si l’on chauffe plus fort, une partie de la silice se dépose, de l’alumine reste dissoute et le rendement en lévyne est moins considérable.

CHRISTIANITE OU PHILLIPSITE.

H. Sainte-Claire Deville, en remplaçant, dans l’expérience précédente, la soude par la potasse, a obtenu un produit cristallin très voisin de la phillipsite. Ici encore la chaux du produit naturel est remplacée par la potasse.

ANALCIME.

Na0,Al 2 0 5 ,4Si0* + 2HO. NaAl{SiO >) 2 +ff 2 <3.

La synthèse de cette zêolite a été faite par M. A. de Schulten 2 , en chauffant à 180° en tube clos, pendant dix-huit heures, une solution de silicate de soude, ou même de soude caustique. L’alumine et la silice du tube de verre où l’on opère, interviennent et donnent de petits cristaux que l’on trouve appliqués contre les parois du tube et noyés dans de la silice gélatineuse. Un lavage avec une solution alcaline les débarrasse de ce revêtement ; l’analyse a conduit à la formule connue. Le diamètre des cristaux est environ de 0 mm ,l ; ils offrent de la façon la plus nette l’aspect du trapézoèdre a 2 du système cubique, mais ils agissent très sensiblement sur la lumière polarisée, tout à fait à la façon de certains échantillons du produit naturel. On conclut de l’examen optique que les cristaux pseudo-cubiques de M. de Schulten sont formés de huit cristaux rhomboédriques dont les axes seraient disposés parallèlement aux axes ternaires du cube.

M. de Schulten 5 a également reproduit l’analcime en chauffant à 180°, dans un tube métallique, un mélange de silicate et d’aluminate de soude.

1. C. R.. 1862, t. LIY. p. 324. — L'inst.. 1862, p. 101. — J. pr. Chem., t. I.XXXVII, p. 297,

2. Bull. Soc. Min., 1880, t. III, p. 150. — C. R-. t. XC, p. 493.

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