‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 197 sur 240 · Loc. cit · texte numérisé non relu

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CHLORO- ET FLUO-PHOSPHÀTES, ARSÉNIA.TES ET VANÀDATES.

APAT1TE.

3Ca0,Ph0 5 -t- J Ca(GI,Fl) Ca s (Cl,Fl){PhO'f.

Gisement. — L’apatite est le plus souvent un minéral des filons ; on trouve aussi des apatites plus ou moins altérées à l’état de concrétions dans les roches sédimentaires. Enfin, l’apatite se rencontre, toujours à l’état de cristaux du premier temps de consolidation, dans les roches acides ou intermédiaires.

Méthodes de reproduction. — M. Daubrée 1 a le premier reproduit artificiellement l’apatite par réaction au rouge des vapeurs de perchlorure de phosphore sur la chaux vive, hydratée, ou carbonatée. La-réaction a lieu avec incandescence, en même temps qu’il se fait du chlorure et du phosphate de chaux, lesquels se combinent partiellement. Par lessivage, on recueille un sable cristallin formé de petits prismes hexagonaux d’apatite; D=2,98.

D’après des expériences ultérieures de H. Sainte-Claire Deville et Caron 1 2 , l’apatite ainsi produite est toujours accompagnée d’un peu de wagnérite calcique.

Manross 3 a reproduit les diverses variétés d’apatite par fusion du phosphate de soude desséché 2Na0,H0,Ph0 3 . avec un excès de fluorure ou de chlorure de calcium ou encore d’un mélange de ces deux sels ; une double décomposition intervient et produit de l’apatite en prismes hexagonaux. Ceux-ci ne peuvent être débarrassés de leur gangue lorsque le fondant est fluorifère ; mais si le chlorure de calcium a été employé seul, le lessivage a lieu facilement à l’eau pure, et fournit une poudre cristalline mp h'k-, on a m &7 a = 129°7'; D = 3,054.

Briegleb 4 5 6 a répété les expériences de Manross et obtenu des échantillons d’une beauté exceptionnelle.

On doit à Forchhammer 8 des essais en quelque sorte corrélatifs des précédents; ce savant fondait du phosphate tricalcique dans le chlorure de sodium et par lessivage de la masse après refroidissement, recueillait de beaux cristaux d’apatite chlorée. On peut employer des os calcinés comme matière première dans cette expérience, ou encore l’apatite naturelle pulvérisée, ce qui fournit des échantillons à la fois chlorés et fluorés.

Le même auteur 6 a plus tard reproduit l’apatite par fusion au rouge blanc, dans

1. C. R., 1851, t. XXXII, p. 625. — L’inst., t. XIX, p. 654. — Bull. Soc. Géol., 1851, p. 3«• — Ann. des Mines, 4= série, t. XIX, p. 864. — J. pr. Chem., 1851, p. 123. — Jahrb. f. Min., 1857, p. 110.

2. Ann. dechim. et de phys., t. LXVII, p. 443. — Chem. Centr., 1804, p. 145. — Jahrcsb., 1865, p. 148.

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