Ann. Chem. Pharm., t. XC, p
un creuset fermé, d’un excès de chlorure de sodium avec diverses roches phosphorifères (marne de Moën, terre à briques de la marne à cyprines de Flensborg, argiles de Sylt et de Copenhague, minerai de fer des marais). La masse lessivée abandonne des. prismes d’apatite et des lamelles hexagonales d’un silicate complexe voisin du mica.
H. Sainte-Claire Deville et Caron 1 ont obtenu l’apatite par fusion, dans un creuset de charbon de cornue, du phosphate tricalcique avec un excès de chlorure de calcium additionné ou non de fluorure. C’est, comme on le voit, la méthode de Forchhammer, mais les auteurs l’ont généralisée et obtenu toute une famille d ’apatites dont nous parlerons plus loin.
D’après ces auteurs, l’apatite, en présence de vapeurs chlorurées, est susceptible de cristalliser par sublimation.
On doit à M. Debray deux autres méthodes permettant de préparer des cristaux d’apatite.
La première 2 est une réaction par voie humide : il suffît de chauffer eu tube clos à 250° du phosphate bicalcique ordinaire 2Ga0,II0,Ph0 3 avee une solution de chlorure de calcium.
Le deuxième procédé 5 consiste à faire passer un courant d’acide chlorhydrique sur du phosphate tricalcique chauffé au rouge. Tout le phosphate se transforme en apatite; on peut même utiliser cette réaction pour doser le phosphore.
L’apatite ne peut être obtenue par fusion purement ignée de ses éléments; elle est, en effet, peu fusible et perd dans ces circonstances du chlore ou du fluor. On n’a pas réussi n@n plus jusqu’à présent à l’obtenir eu association avec des silicates, à la façon de l’apatite des roches.
PYROMORPHITE.
5PbO,PhO s •+• g PbCl Pb s Cl(PhOf.
Gisement. — La pyromorphite est un minéral secondaire des filons de galène.
Reproduction accidentelle. — Nôggerath 4 a signalé des cristaux de pyromorphite accidentellement produits à l’usine d’Asbach près Trêves, où se traitaient des minerais de fer renfermant du plomb et du phosphore.
Méthodes de reproduction. — Manrcss 3 , le premier, a obtenu des échantillons de pyromorphite par fusion du phosphate de soude avec du chlorure de plomb. La masse est abandonnée à un lent refroidissement, puis, lorsque la solidification est commencée, on décante le creuset où se fait l’opération, de manière à avoir
1. C. R., t. XLVII, p. 985. — L'Inst., 1858, p. 415- — Rép. C — Ann. Chem. Pliarm., t. CIX, p. 242. — Jahresber., 1858, p. 157.