‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 222 sur 240 · C. R., 1880, i. XC, p. 349, 701 et · texte numérisé non relu

C. R., 1880, i. XC, p. 349, 701 et

L emploi de fondants chimiques dans les expériences de voie sèche a permis, notamment entre les mains de M. Hautefeuille, de reproduire un grand nombre de minéraux des roches, mais il semble bien difficile d’admettre que la nature ait pu opérer ainsi, car les roehes ne nous montrent aucune trace du passage d’agents de cette nature. Nous en dirons autant des substances volatiles minéralisatrices, particulièrement des composés fluorés. Ils ont cependant permis de reconstituer un certain nombre de minéraux des filons stannifères amenés au jour par l’éruption de la gra. nulite.

L’examen des roches acides et notamment la considération des inclusions de liquides volatils que renferme le quartz de ces roehes (Sorby), permet de penser que l’eau sous pression a joué un grand rôle dans leur consolidation. Aussi les expériences faites dans des conditions analogues ont-elles permis d’obtenir plusieurs des espèces qui les composent. Nous avons parlé des beaux travaux de MM. Friedel et Sarasin, qui se sont ainsi procuré l’orthose, l’albite, le quartz. Mais ces auteurs n’ont ainsi reproduit que des cristaux isolés et non agrégés en roche. De plus, on peut remarquer que l’orthose, ainsi préparé, forme toujours des lamelles très petites et dénuées de la macle de Carlsbad, tandis que l’albite s’obtient bien plus aisément et en cristaux bien plus gros ; or, dans les roches naturelles, l’orthose est infiniment plus abondant que l’albite. De même pour le quartz, les expériences de MM. Friedel et Sarasin ont presque toujours donné ee produit sous la forme prismée des filons ; ce n’est qu'accidentellement qu’ils ont vu se faire des cristaux bipyramidés raccourcis analogues à ceux des roches acides.

Avant ces expérimentateurs, certains essais avaient été faits dans cette voie ; ainsi, par l’action de l’eau surchauffée sur des matières silicatées, M. Daubrée 1 avait vu se former des enduits calcédonieux, du quartz prismé, du diopside et de la wollastonite ; mais ce résultat exigeait pour être atteint que l’on partît de produits basiques. Citons encore les essais infructueux de Yogclsang 2 qui, ayant chauffé des schistes argileux avec une solution de bicarbonate de soude sous pression, n’a vu se produire aucun produit cristallin.

Les données les plus précises, relatives à la génération des roches, sont celles qui résultent des importants travaux de MM. Fouqué et Michel Lévy, que nous allons brièvement résumer.

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