‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 25 sur 240 · Jahrb. d. k. k. geol. Beichsaus · texte numérisé non relu

Jahrb. d. k. k. geol. Beichsaus

1850, p. 50. — Jahrb. f. Min., 1853, p. 703.

pour l’explication des phénomènes électroeapillaircs l’article sur Y Électrochimie 1 ).

M. Margottet 2 a trouvé un remarquable procédé pour préparer l’argent filiforme; c’est sans doute de cette façon que s’est formé celui de la nature. 11 fait passer un courant d’hydrogène sur du sulfure d’argent chauffé à 440°. Ou voit des aigrettes du métal se former perpendiculairement à la surface des fragments de sulfure; ceux-ci se détruisent peu à peu en même temps que les aigrettes s’allongent et se transforment en fils ou rubans contournés de la façon la plus capricieuse. L’auteur, compare es phénomène à celui des serpents de Pharaon.

M. Riban 5 , en décomposant à 175° en vase clos des solutions de formiate ou d’acétate d’argent, a obtenu de l’argent en partie cristallin, en partie filiforme.

AMALGAME, ARQUÉRITE, KONGSBERGITE.

Les cristaux naturels n’offrent pas une composition fixe.

L’amalgamation de l’argent dans les laboratoires ou dans l’industrie donne naissance à des masses cristallines et cassantes; parfois même à des cristaux isolés. En voici quelques exemples.

A la monnaie de Bordeaux, on a trouvé au fond d’un vase où l’on avait abandonné, depuis vingt-cinq ans, le résidu de la refonte des écus de six francs avec un excès de mercure, de beaux cristaux d'amalgame. Ils étaient moins argentifères que ceux de la nature; formule AgHg 3 (M. Dumas)*.

De même Kopecki 3 a signalé la formation de beaux dodécaèdres allongés au fond d’une cuve d’amalgamation à Joachimslhal. Les propriétés physiques étaient celles de l’amalgame naturel, l’analyse n’a pas été faite.

Tout le monde connaît l’expérience de Y arbre de Diane; c’est un amalgame d’argent en beaux cristaux qui s’obtient en faisant réagir lentement un amalgame d’argent riche en mereure sur une solution nitrique renfermant les deux métaux.

• Becquerel a obtenu des amalgames cristallins, en faisant réagir dans un espace capillaii e du sulftn e de potassium sur uu mélange de nitrates d’argent et de mercure.

L’or natif est un minéral des filons, on le rencontre généralement dans desalluvions, arraché à son gisement primitif.

L’or cristallise aisément par voie de fusion suivie de refroidissement ; il se présente en octaèdres, rarement en cubes; les arêtes sont courbes, les faces inégales et trémiées.

L’or s’obtient aussi en précipités cristallins dans les laboratoires, lorsque le chlo rnre d’or est additionné d’un produit réducteur.

On peut encore préparer de beaux cristaux d’or suivant la méthode de Knoffl. On

i. T. I, fase. 2, p. 159.

3! C. R.,’ 1880,’t. XCIII, p.*108-1 et 1145. — Bull. Soc. chim. t. XXXVIII, p. 108 et 156.

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