Pogg. Ann., t. XXXI, p
9. Pogg. Ann., t. Cm, p. 526. — J. f. pr. Chem., t. LXXVI, p. 62. — Chem. Centr., 185S, p. 364.
-10. Nachr. d. Ges. d. Wiss. s. Gôtt., 1852, p. 177. — Ph. Centr., 1852, p. 793. — L'Iml. 1853, p. 17
WURTZITE.
ZnS ZnS.
Ce composé, dimorphe de la blende et isomorphe avec la greenoekite, constitue un minéral de filons rare; mais en revanche, il cristallise artificiellement avec une facilité beaucoup plus grande que le sulfure cubique. Il est possible que certains produits accidentels, considérés comme étant de la blende, doivent être rapportés à la wurtzite (Voir Blende).
Avant même que M. Friedel eût découvert l’existence de la wurtzite naturelle, MM. H. Sainte-Claire Deville et Troost 1 avaient réussi à préparer ce corps en lamelles hexagonales ; ils calcinaient au rouge vif le sulfure de zinc amorphe dans un courant d’hydrogène très lent.
Les mêmes auteurs ont encore préparé le même corps en beaux prismes dodécagones basés m, A 1 , p, en fondant un mélange de sulfure de baryum, de sulfate de zinc et de spath-fluor.
M. Sidot 2 a recueilli des prismes hexagonaux sublimés de sulfure de zinc atteignant 3 millimètres, par réaction au rouge-cerise de la vapeur de soufre sur l'oxyde de zinc. Si la température est moins élevée, le sulfure ne forme qu’une masse cristalline.
M. Sidot s a encore obtenu le même composé par sublimation du sulfure de zinc amorphe ou encore de la blende à une température très élevée dans un courant de vapeur de soufre, d’acide sulfhydrique, d’acide sulfureux ou d’azote. Les cristaux recueillis se font remarquer par leur belle phosphorescence.
M. Friedel 4 en a fait une détermination cristallographique complète. Les faces les plus développées sont m A 1 ; on remarque aussi les pointements A 1 et A‘A. Clivages : A 1 facile, p difficile. Il y a isomorphisme complet avec la greenoekite. La double réfraction est faible, uniaxe positive.
M. Hautefeuille 5 a réussi à préparer de la wurtzite en cristaux terminés aux deux extrémités ; il a employé un perfectionnement très ingénieux de la méthode de M. Sidot. Pour cela il calcine au fond d’un creuset de porcelaine du sulfure de zinc amorphe recouvert d’alumine en poudre très légère. Il y a sublimation, et I’od recueille au milieu de la masse incohérente d’alumine des prismes de wurtzite offrant une pyramide à une extrémité, et la base à l’autre. Ils sont par conséquent antihémiédriques (hémimorphes) à la façon de la greenoekite.
M. Hautefeuille 6 a fait en outre de très curieuses expériences sur la transformation de la blende en wurtzite. Certains cristaux dodécaèdres de blende à zones diversement colorées agissent sur la lumière polarisée en montrant des bandes hémitropes suivant un axe de symétrie ternaire. Or un fort recuit fait disparaître CC3