‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 41 sur 240 · C. R., 1881, t. XCIII, p · texte numérisé non relu

C. R., 1881, t. XCIII, p

bandes et transforme le cristal de blende sans changement de configuration extérieure en un cristal de wurtzite, dont tous les éléments possèdent la même orientation.

6REEN0CKITE

CdS CdS.

La greenoekite est un minéral filonien très rare ; diverses méthodes en ont fourni de beaux échantillons artificiels.

Durocher 1 l’a reproduite le premier par réaction mutuelle au rouge de l’acide sulfhydrique et du chlorure de cadmium en vapeurs.

M. Schiller 2 a préparé la greenoekite par calcination de sulfure du cadmium amorphe avec du carbonate de potasse et du soufre, ces deux derniers réactifs étant employés en excès. On recueille au fond du creuset de petits cristaux composés du prisme, d’une pyramide et de faces hémièdres non déterminées.

MM. H. Sainte-Claire Deville et Troost 3 ont également appliqué la méthode de fusion à la production du même minéral ; ils fondaient un mélange d’oxyde de cadmium, de sulfure de baryum et de fluorure de calcium.

Les mêmes auteurs 3 ont fait cristalliser la greenoekite par sublimation au rouge blanc du sulfure de cadmium amorphe dans un courant d’hydrogène.

M. Geitner 4 5 a mis en œuvre la voie humide, il a appliqué sa méthode consistant à chauffer en tube scellé à 200° du cadmium métallique avec une solution d’acide sulfureux ; il se fait du sulfure en partie amorphe, en partie cristallisé sous forme de prismes hexagonaux.

M. Sidot 3 a opéré comme pour le sulfure de zinc; il calcine au rouge blanc de l’oxyde de cadmium dans la vapeur de soufre : de beaux échantillons prennent ainsi naissance.

Signalons encore de jolis cristaux de greenoekite préparés en 1880, dans le laboratoire de M. Fremy, au Muséum, par MM. Ferrières et Dupont; la méthode de MM. Sainte-Claire Deville et Troost avait été mise à profit. Les cristaux d’un brun rougeâtre offraient le prisme hexagonal avec la base et une pyramide ; l’hémimorphisme était fréquent comme sur les, échantillons naturels.

De même que pour la wurtzite, M. Hautefeuille 6 a perfectionné d'une manière très élégante le procédé de M. Sidot, de manière à préparer des cristaux terminés aux deux extrémités. Il calcine au rouge blanc du sulfure de cadmium amorphe déposé au fond d’un creuset, et recouvert d’une épaisse couche d alumine non tassée. Après refroidissement, on trouve au milieu de l’alumine des prismes hexagonaux portant à un [bout les pyramides b 1 et b'U et à l’autre la base p. M. Hau-

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