‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 42 sur 240 · C. R., 1881, t. XCIII, p · texte numérisé non relu

C. R., 1881, t. XCIII, p

Jj8 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

tefeuille a pu mesurer les angles de ses cristaux et constater leur identité avec la greenockite.

Il y a lieu de citer ici un séléniure de cadmium CdSe préparé par M. Margottet 1 ; cette combinaison se présente en prismes à extinctions longitudinales en lumière polarisée ; il est très probable qu’elle est isomorphe avec les deux espèces précédentes : D — 5,8. Pour préparer cette substance, on fait d’abord du séléniure brut en calcinant du cadmium au rouge sombre dans un courant d’acide sélénhydrique mélangé à de l’hydrogène, puis on recuit le produit dans l’hydrogène pur, ce qui achève la cristallisation.

CHALCOSINE.

Cu s S Cît’S.

Gisement. — Ce minéral est ordinairement filonien ; on le trouve encore imprégnant certaines roches sédimentaires.

Reproductions accidentelles. — M. Daubrée 2 a rencontré la chalcosine à l’état d’incrustation sur des objets de cuivre soumis à un long enfouissement, au voisinage de sources minérales comme à Plombières, à Bourbonne-les-Bains, etc. Les cristaux sont des tables hexagonales bordées d’un biseau, souvent maclées en croix comme celles de la nature.

M. de Gouvenain 3 a fait la même observation à la source thermale de Bourbonl’Arehambault.

On a également signalé la cristallisation du sulfure cuivreux rhombique dans les produits métallurgiques. Ainsi Scheerer 4 l’a trouvé dans la sole d’un four à réverbère de Freiberg, associé à de la galène; les cristaux possédaient une couleur d’un gris sombre avec éclat métallique, ils ont été l’objet d’une détermination cristallographique.

Méthodes de reproduction. — Durocher s a reproduit la chalcosine en lamelles hexagonales p m g 1 par réaction mutuelle au rouge du chlorure cuivreux en vapeurs et de l’acide sulfhydrique.

Becquerel 6 a appliqué au sulfure de cuivre la même méthode que pour la galène et l’argyrose; il- l’a obtenu ainsi en prismes hexagonaux maclés.

Le procédé de Geitner ne donne point avec le cuivre de la chalcosine, mais autre sulfure en paillettes cristallines ; c’est peut-être de la covelline CuS.

De Sénarmont 7 n’a obtenu également qu’ün dépôt noir amorphe, par chauffage en vase clos à 200° d’un sel de cuivre, avec du bicarbonate de soude et du sulfure de potassium.

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