‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 51 sur 240 · Ann. chim. phys., t. XXXII, p · texte numérisé non relu

Ann. chim. phys., t. XXXII, p

Bourbon-Lancy (M. François), à Bourbon-l’Archambault (M. de Gou'venain *) ; à Sainl-Nectaire (Lecoq 2 ).

Bunsen a signalé aussi la formation contemporaine de la pyrite en Islande, dans des localités où des dégagements d’acide sulfhydrique attaquaient lentement des laves ferrugineuses.

Méthodes de reproduction. — Wôbler s a reproduit la pyrite en beaux cubes ou octaèdres en calcinant un mélange d’oxyde de fer, de soufre et de sel ammoniac, à une température un peu inférieure à celle de la volatilisation de ce dernier sel. On retire la pyrite du résidu pulvérulent par lessivage et lévigation.

Durocber 4 , par réaction mutuelle au rouge du perchlorure de fer en vapeurs et de l’acide sulfhydrique a donné naissance à du bisulfure de fer en petits cubes.

M. Rammelsberg 5 a réalisé des pseudomorphoses de pyrite d’après la magnétite ou l’oligiste, en chauffant des cristaux de ces dernières substances dans un courant d’acide sulfhydrique, à des températures comprises entre 100° et le rouge sombre.

H. Sainte-Claire Deville 6 a réalisé la reproduction de la pyrite par fusion d’un mélange de protosulfure de fer, de sulfure de potassium et d’un excès de soufre ; on recueille de jolis cristaux cubiques.

M. Schlagdenhauffen 6 a vu se former des cristaux de pyrite par réaction au rouge des vapeurs de sulfure de carbone sur le sesquioxyde de fer.

On peut encore mettre en œuvre les méthodes par voie humide ; ainsi de Sénarmont 1 a obtenu de la pyrite nettement cristalline en chauffant en vase clos du sulfure de fer dans une dissolution saturée d’acide sulfhydrique, et laissant lentement refroidir. Par contre, on obtient une poudre noire et un enduit à éclat métallique, par réaction en vase clos du sulfate de fer sur le polysulfure de potassium.

La méthode de Geitner 8 réussit très bien en ce qui concerne la pyrite : celle-ci s’obtient en croûtes cristallines, lorsque l’on chauffe en vase clos à 200° une solution d’acide sulfureux avec du fer. Les cristaux sont plus beaux encore si l’on remplace le métal par de l’oxyde, ou même par du basalte pulvérisé, qui agit par la magnétite qu’il renferme.

Il y a lieu de remarquer qu’on n’a jamais reproduit artificiellement la pyrite blanche ou marcassite FeS 2 , espèce dimorphe de celle qui nous occupe.

MISPICKEL.

FeAs,FeS 2 FeAs*,FeS 2 ou FeAsS

Ce corps appartient fréquemment aux fiions concrétionnés ; mais son gisement le

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