‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 67 sur 240 · Pogg. Ann., t. CXIV, p · texte numérisé non relu

Pogg. Ann., t. CXIV, p

peut opérer au chalumeau dans un petit tube; le sublimé est constitué par des octaèdres microscopiques, parfois des tétraèdres.

Il en est de même dans l’industrie : l’acide arsénieux du commerce (vulgairement mort-aux-rats) est formé de très petits cristaux.

Quant à l’acide arsénieux vitreux, on sait qu’il se transforme spontanément en une masse porcelanique formée d’un agrégat de petits octaèdres.

Parfois la sublimation de l’acide arsénieux dans l’industrie laisse voir des cristaux exceptionnels. Dôbereiner 1 a signalé de magnifiques octaèdres trémiés provenant du grillage de pyrites arsenicales dans un fourneau du Harz. Woliler 2 , M. Mayençon 3 ont fait des observations analogues.

Laube 4 5 a observé la formation de beaux cristaux d’acide arsénieux dans le grillage du lignite de Baden près Eger, que l’on exploitait pour alun.

On peut aussi, comme l’on sait, faire cristalliser l’acide arsénieux par voie humide ; il présente encore la forme d’octaèdres ou de tétraèdres. Le dissolvant employé peut être l’eau pure, l’aeide chlorhydrique, l’ammoniaque (Hirzel) ou la potasse.

SÉNARM0NT1TE.

SbO 3 ou Sb s 0\ ' Sb*0\

C’est une substance de filons qui accompagne souvent la valentinite, espèce dimorphe ; toutes deux proviennent de l’oxydation du sulfure des filons. Les deux variétés d’oxyde d’antimoine sont respectivement isomorphes avec celles de l’acide arsénieux.

La combustion de l’antimoine donne naissance surtout à l’oxyde rhombique ; mais il n’est pas rare d’apercevoir sur les prismes de petits octaèdres réguliers plus ou moins abondants.

C’est surtout par voie humide que l’on obtient la sénarmontite ; le procédé le plus simple consiste à dissoudre à chaud l’oxyde d’antimoine dans une lessive de soude ; par lent refroidissement, il se dépose des octaèdres.

On peut encore précipiter une solution d’émétique ou de chlorure d'antimoine, par l’ammoniaque, par les alcalis libres ou earbonatés ; le microscope montre que le précipité est formé de très petits octaèdres. C’est surtout en faisant agir les variations de température que les dimensions de ces cristaux peuvent s’accroître.

M. Pasteur 3 a reproduit l’oxyde d’antimoine octaédrique en faisant digérer plusieurs jours avec du carbonate de soude en excès de la poudre d'Algaroth (oxychlorure d’antimoine) récemment précipitée et lavée.

Dans tous les cas, les cristaux d’oxyde d’antimoine offrent le clivage octaédrique, leur éclat est adamantin ; leur densité est 5,22 à 5,5.

1. Bericht. d. Naturforscher-Versammlung in Jena., 1836. — Jahrb. f. Min-, 1837, p. 298.

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