‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 68 sur 240 · G. B., 1878, t. LXXXV1, p · texte numérisé non relu

G. B., 1878, t. LXXXV1, p

4. Jahrb. d. K. K. geol. Reichsanstalt , t. XV, p. 250. — Jahrb. f. Min., 1866, p. 2^7.

5. J. de Pharm., 1848, t. XIII, p. 395. — Jahresb., 1847-48, p.422.

ARSÉNOPHYLLITE OU CLAUOÉTITE.

AsO 3 . As'ffi.

C’est la variété rhombique de l’acide arsénieux, elle est bien moins stable et moins fréquente que l’octaédrique.

On la trouve cependant quelquefois dans les produits sublimés des fours où l’on grille des minerais arsenicaux; elle forme alors de petites tables hexagonales nacrées, très flexibles ; Wôhler 1 a le premier signalé cette variété dimorphe dans un four à cobalt.

Ulrich 2 en a observé de beaux échantillons au fourneau d’Ocker, où ils provenaient du grillage des minerais de Rammelsberg. On a pu mesurer les faces m, g 1 , a 1 . Les cristaux étaient en partie pseudomorphosés en acide arsénieux octaédrique.

MM. Masson et Claudet 3 , en 1868, ont signalé de belles lamelles d’acide arsénieux rhombique engendrées par sublimation à la suite d’une combustion spontanée de pyrites à la mine de San Domingo (Portugal).

M. Seheurer-Kestner 4 a observé des faits semblables dans un four à pyrites.

M. Nilson a vu se former les deux variétés par grillage lent à 100° de l’orpiment.

M. Debray 5 a fait cette remarque capitale que l’acide arsénieux, en se sublimant sur une paroi chauffée à plus de 250 l) , prend toujours la forme rhombique. On peut faire l’expérience d’une façon frappante en sublimant de l’acide arsénieux dans un tube de verre enfoncé verticalement à moitié au sein d’un bain de sable chauffé à 400°. Le tube étant scellé et rempli d’air, on voit se former à la partie inférieure la plus chaude un culot vitreux, plus haut des prismes, et enfin à la partie supérieure des octaèdres.

D’ailleurs M. Debray a remarqué que le sens des phénomènes reste le même lorsqu’on opère par voie humide. Ainsi l’acide arsénieux cristallise au sein de l’eau en tube scellé sous forme de prismes exclusivement, si la température de cristallisation dépasse 250°. Plus bas les deux formes coexistent et enfin, au-dessous, il ne se fait plus que des octaèdres.

Avant M. Debray, la formation de prismes avait déjà été constatée par voie humide.

M. Pasteur 6 le premier a préparé l’acide arsénieux prismatique en dissolvant l’acide amorphe dans une lessive de potasse bouillante et étendant d’eau la solution ; l'auteur a mesuré ses cristaux et vérifié leur isomorphisme avec la valenlinite

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