J. pr. Chem., t. XVII, p
4. C. R., 1851, t. XXXII, p. 762. — L’Inst., 1851, p. 163, — Ann. Chém. Pharm., t. LXXX, p. 214. — Pharm. Centr., 1851, p. 518.
chauffait en tube scellé à 350° une solution de chlorure d’aluminium ou de nitrate d’alumine. 11 se fait de petits rhomboèdres tronqués sur les arêtes.
Presque à la même époque, Ebelmen 1 obtenait du corindon par un procédé tout différent ; il chauffait dans un four à porcelaine, au creuset de platine, une partie d’alumine amorphe avec 3 ou 4 parties de borax ; au bout de quelques jours de chauffe, tout le borax était volatilisé. On trouvait au fond du creuset des cristaux) de corindon et sur les bords de longues aiguilles bleuâtres d’un borate d’alumine qu’on séparait par l’action de l’acide chlorhydrique. Le corindon ainsi obtenu se présente en lamelles hexagonales ayant la forme du fer spéculaire des volcans ; il ressemble beaucoup à celui de Gaudin. La base est striée par trois systèmes de raies parallèles aux côtés; on remarque de nombreuses inclusions vitreuses très irrégulières et aussi des microlithes ressemblant à la sillimanite. La densité des cristaux est 3,98 ; ils rayent la topaze : on a, comme dans les échantillons naturels, a l p = 122° 35'.
L’addition de carbonate de baryte au mélange favorise la formation des cristaux et le développement des faces rhomboédriques ; ils atteignent alors plusieurs millimètres. On peut aussi ajouter à la masse du carbonate de chaux, ou même remplacer totalement le borax par le carbonate de soude ; on obtient encore des lamelles hexagonales ou dodécagonales. Ebelmen a pu colorer son produit par de petites quantités d’oxydes métalliques, par exemple en violet par l’oxyde de manganèse [améthyste orientale). Il est à remarquer que l’acide borique seul ne peut remplacer le borax.
H. Sainte-Glaire Deville et Caron 2 ont appliqué au corindon une méthode qui leur a fourni ce minéral en magnifiques échantillons. Ils disposaient du fluorure d’aluminium anhydre APFl 3 * au fond d’un creuset de charbon de cornue et suspendaient au centre de celui-ci une coupelle de la même substance remplie d’acide borique. Tout l’appareil est chauffé pendant une heure au ronge blanc ; en l’ouvrant, on le trouve tapissé intérieurement de grandes et minces lamelles hexagonales de corindon offrant la combinaison a 1 p e 2 . Il n’y a point de stries sur la base, mais seulement des rosettes hexagonales en saillie et des arborisations brunes ; on remarqué des inclusions vitreuses d’acide borique avec bulles de gaz, souvent disposées en couronnes, et de plus de fins microlithes comme précédemment.
MM. H. Sainte-Claire Deville et Caron, en ajoutant un peu de fluorure de chrome à celui d’aluminium, et opérant dans un creuset d’argile avec use coupelle de platine, ont recueilli du rubis avec un peu de saphir. Si l’on augmente la dose de fluorure de chrome, on obtient des cristaux verts [émeraude orientale).
M. Debray 5 a mis à profit plusieurs méthodes pour l’obtention du corindon. Il fait passer un courant lent d’acide chlorhydrique sur de 1 aluminate de soude chauffé au rouge, ou encore sur un mélange de phosphate d alumine et de chaux. Dans le second cas, il se forme en outre de la wagnérite calcique.
Le même auteur a encore fait cristalliser l’alumine en fondant du phosphate