‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 75 sur 240 · C. R., 1876, t. LXXXIII, p · texte numérisé non relu

C. R., 1876, t. LXXXIII, p

giste dans les fentes d’un fourneau de Rio (Pyrénées-Orientales) où se traitait du ter spathique.

Méthodes de reproduction. — Gay-Lussae 1 a le premier, dans une mémorable expérience, reproduit artificiellement l’oligiste et rendu compte de sa formation dans les volcans. Il suffit de faire mutuellement réagir au rouge les vapeurs d’eau et de perchlorure de fer. On peut encore faire passer à la même température la vapeur d’eau sur un mélange de sulfate de fer et de sel marin.

GayTLussac fait en outre remarquer dans son mémoire que le chlorure de sodium se décompose par la vapeur d’eau en présence des silicates et abandonne de l’acide chlorhydrique : cette observation, est capitale, car elle explique la formation de l’acide chlorhydrique dans les volcans, d’autre part elle montre comment des vapeurs de chlorure de sodium peuvent vernir des poteries. On conçoit dans les deux cas, dans quelles circonstances le fer oligiste a pris naissance.

De Ilaldat 2 en décomposant lentement au rouge la vapeur d’eau par du fil de fer, a constaté la formation du fer oligiste en rhomboèdres atteignant 2 millimètres. Si la température s’élève, on sait qu’il ne se fait que de l’oxyde magnétique.

De Sénarmont 3 a essayé de faire cristalliser l’oxyde de fer par voie humide ; mais, contrairement à ce que l’on observe pour l’alumine, il n’a obtenu qu’une variété amorphe, inattaquable par l’acide nitrique. Il chauffait en vase clos de 150 à 250° de l’oxyde précipité avec de l’eau pure, ou bien avec une solution de sel marin ou de chlorure de calcium ; ou encore du perchlorure de fer avec du carbonate de soude ou de chaux.

Durocher 4 par réaetion mutuelle au rouge du carbonate d’ammoniaque et du chlorure ferreux, a obtenu une association d’oligiste et de magnétite.

M. Daubrée 3 obtient du fer oligiste en faisant passer du perchlorure de fer en vapeurs sur de la chaux chauffée au rouge.

G. Rose a constaté qu’une perle de borax saturée d’oxyde de fer à la flamme oxydante, se remplit par refroidissement de paillettes de fer oligiste qu’on peut isoler en traitant la perle par l’acide nitrique. Cette assertion a été confirmée par M. C. von Hauer 6 qui a répété en grand l’expérience.

Tout le monde connaît l’expérience classique de M. Rammelsberg 7 qui, par fusion du sulfate de fer avec du sel marin en excès, obtient d’innombrables paillettes hexagonales de fer oligiste.

M. Kuhlmann 8 , partant de l’observation accidentelle qu’il avait faite (voir plus haut), a obtenu du sesquioxyde de fer cristallisé par fusion, dans le chlorure de calcium, de la même substance prise à l’état amorphe.

II. Sainte-Glaire Deville 8 a employé non plus un fondant, mais un gaz comme

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