‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 98 sur 240 · C. R., 1849, t. XXIV, p · texte numérisé non relu

C. R., 1849, t. XXIV, p

4. C. R., 1851, t. XXXII, p. 230. r- Ann. de phys. et chirn ... t. XXXIII, p. 34. — J. t- V r - Chem., t. LIV, p. 143. — Ann. Chem. Pharm., t. LXXX, p. Î205.

forme en rutile. La fusion prolongée de l’acide titanique amorphe avec de l’acide borique ne donne que de fines aiguilles difficilement déterminables ; mais si l’on emploie comme fondant du sel de phosphore au lieu d’acide borique, on recueille de beaux prismes transparents d’un jaune d’or, atteignant 1 centimètre ; D= 4,283.

D’après Knop 1 , il se forme aussi dans le sel de phosphore, un phosphate de titane orthorhombique 3Ti0 2 ,Pli0 5 .

De Sénarmont 2 s'est servi de la voie humide pour amener la cristallisation du rutile ; la méthode est celle qui avait été employée pour le quartz ; l’auteur chauffait en vase clos à 200° de l’acide titanique amorphe avec une solution saturée d’acide carbonique.

M. H. Sainte-Glaire Deville et Caron® ont mis à profit la décomposition par voie sèche des titanates métalliques par la silice. Après plusieurs essais, ils ont adopté le procédé suivant : On fond dans un creuset de terre un mélange d’acide titanique et de protoxyde d’étain amorphe. Il se forme un titanate stanneux fusible que la silice du creuset décompose peu à peu ; l’addition d’une petite quantité de quartz pulvérisé aide d’ailleurs à la réaction. On recueille une scorie stannifère remplie de druses tapissées de prismes octogonaux cannelés de rutile. Ceux-ci atteignent 5 à 6 millimètres de long; ils sont parfois incolores, plus souvent colorés en l’ouge vif par des traces de fer. Les mesures goniométriques faites sur la zone du prisme confirment l’identité avec le rutile naturel : m h 1 = 135°.

H. Sainte-Claire Deville 4 a appliqué à l’acide titanique la même méthode que pour le fer oligiste, ses expériences sont corrélatives de celles de M. Daubrée. Ici l’on voit un lent courant d’acide chlorhydrique ou encore d’acide fluorhydrique en vapeurs passant sur de l’acide titanique amorphe chauffé au rouge donner naissance à du rutile en cristaux très petits, mais parfaitement nets.

Lorsqu’on opère dans une atmosphère réductrice, il se fait un oxyde bleu Ti 2 0 3 ,Ti0 8 = Ti 5 0 5 en lamelles cristallines bleu foncé ; c’est ce composé qui donne à certains rutiles naturels leur coloration.

L’acide titanique amorphe peut encore cristalliser par fusion simple 5 ; si on le fond à la flamme du chalumeau oxyhydrique, sur un support de charbon, on voit le globule prendre par refroidissement une texture cristalline : D =4,1.

On doit à M. Hautefeuille 6 un très important travail d’ensemble sur la reproduction des diverses variétés d’acide titanique cristallisé ; ce savant a répété et varié les expériences de MM. Daubrée et Sainte-Claire Deville. Voici l’indication des principaux essais de M. Hautefeuille avec leurs résultats.

On prépare du rutile en cristaux raccourcis mesurables en faisant passer un courant de gaz chlorhydrique dilué dans l’air sec sur un mélange de titanate de soude et de chlorure de potassium, déposé dans une nacelle de platine. La masse

Ann. Chem. Pharm., t. CLVII, p. 363.

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