Comptes rendus, t. LVIII, p
■l'ai Irouvé dans le réseau métallique :
Fer .
Nickel .
ESCYCI.OPl'îüllî CI[IMIQ[JK.
lement attaquable aux acides. Ces fragments sont d’un gris verdâtre dans la région interne, mais toute leur périjihérie est noirâtre. On y voit de très fines grenailles métalliques, surtout abondantes dans la région externe qui vient d’être citée. La portion attaquable de ces fragments offre la constitution du jjéridot, mais le résidu ne m’a pas paru avoir une composition cadrant absolument avec la formule du pyroxène. La réaction très nette de l’alumine pourrait faire penser à la présence de minéraux feldspathiques. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que les essais n’ont pu être faits que sur de très petites quantités de matière et qu’il est très difficile d’obtenir un triage parfait.
3° On remarque tout de suite de gros fragments d’un troisième genre, identiques à ceux qui ont été signalés comme faisant pai tie du fer de Brahin. Ces fragments sont essentiellement formés de péridot lamellaire fendillé suivant tes plans de clivage, et leurs fissures renferment souvent des filaments longs et fort déliés de fers nickelés. Comme les précédents, ils sont enveloppés d’une zone noirâtre, riebe en très fines grenailles métalliques.
4“ Enfin, mais beaucoup plus rarement, on observe des fragments blanchâtres et apathiques qui m’ont paru très peu attaquables, et en attendant une analyse complète, je suis porté, d’après diverses réactions, à les considérer comme étant do nature pyroxéniqueb
Janaeera. — Le Muséum ne possède qu’un petit échantillon de 2 grammes de cette météorite. 11 suffit d’ailleurs pour montrer une telle ressemblance avec la Sierra de Chaco que, jusqu’à nouvel ordre, il semble probable qu’il s’agit d’une seule et même chute.
C’est Laxvronce Smith qui a donné au Muséum, en mai 1879, cet échantillon. 11 consiste en un petit éclat dont la structure est assez uniforme, dépourvue de grosses grenailles. On y reconnaît très nettement des lames de clivage péridoticpie.
D’après Joy^, la météorite de .lanacera est formée de :
Silicates . 56,77
Fer nickelé, . 56,87
Fer sulfuré . 5,45
Fer chromé . 1,10
Les silicates renferment ;
Silice .
Protoxyde de fer.
Magnésie. . . .
1. Cette ilercription a été écrite en 1872. Le minéral apathique a été retrouvé très postérieurement par Lawrence Smillr dans la roche d’Estherville, à un état d’abondance compatible avec une analyse complète. C’est lui que le chimiste américain a qualifié do ■peckhamile. Sa présence dans Sierra de Chaco et dans Barea est importante au point de vue des identifications lithologiques.