Partie métallique
Troïlite . 4,60
Matière pierreuse soluble . 47,2
— — insoluble . 52,8
Composition de la partie pierreuse :
Silice . 44,98
Oxyde ferreux et alumine . 21,95
Soude . 1,52
Composition de la partie métallique :
Fer . 91,15
Nickel . 7,57
Cobalt . 0,28
Cuivre et phosphore . traces.
Des deux fragments découverts de la météorite de Claywater, l’un a été perdu ou détruit, l’autre pèse 700 grammes; une croûte noire et épaisse couvre environ le tiers de sa surface. L’intérieur est granuleux ; la météorite est poreuse et appartient aux météorites dures.
Au microscope, le grain est d’une couleur vert sale, d’une apparence graisseuse et ayant en quelques endroits une structure globuleuse. Des parcelles de fer sont disséminées abondamment à travers la masse et l’on y voit également des parcelles de troïlite.
Le poids spécifique est de 5,66.
t. Comptes rendus, t. LXXXIII, p. 161.
La météorite se compose de :
Bronzite, avec un peu d’anorlhite (probablement) . 41,55 pour 100.
Hyalosidérite (olivine) . 56,98
Fer nickélifère . 17,07
Troïlite . 4,60
Authon — La météorite tombée à Lancé, le 25 juillet 1872, pèse 47 kilogrammes, et se termine par des surfaces arrondies coupées par deux plans peu inclinés entre eux, plans qui paraissent correspondre à une cassure et à l’enlèvement d’une partie d’un spliéroide irrégulier.
Le mémo bolide a apporté une seconde météorite beaucoup plus petite à Autbon, à 12 kilomètres de Lancé.
Les caractères minéralogiques de ces deux météorites sont tout à fait les mêmes, ce qui annonce qu’elles proviennent d’une même masse. L’examen qui a été fait de la première, et dont les résultats suivent, est donc également applicable à la seconde.
La cassure se distingue de celle du plus grand nombre des météorites par une teinte d’un gris foncé, presque noir, rappelant celle de certains basaltes. Elle montre une structure globulaire et des grains sphéroïdaux dont le diamètre ne dépasse pas 1 millimètre.
Sur ce fond sombre, terne et rude au toucher, on voit briller d’assez nombreux grains hyalins, la plupart incolores, quelques-uns d’un vert jaunâtre. Çà et là, on remarque aussi des parties d’un éclat métallique, d’un jaune de bronze, comme le sulfure magnétique de fer. Mais ce n’est qu’ après que la substancea été polie, qu’on y voit apparaître d’autres grains métalliques d’un gris de fer, et dont le diamètre atteint rarement 1/2 millimètre. Quand on cherche à triturer la substance, les mêmes grains résistent en se réduisant en lamelles, à raison de leur malléabilité.
Dans une plaque mince et transparente delarochemétéoritique, que l’on soumet à l’examen du microscope, on voit que les nombreux grains hyalins sont très fendillés et qu’ils agissent fortement sur 1a lumière polarisée. Leurs contours sont tantôt anguleux et irréguliers, tantôt arrondis. Ces grains sont engagés dans une pâte opaque, et l’ensemble ressemble plutôt à une roche bréchiforme à grains fins qu’à une roche cristalline vierge.
La densité de la substance a été trouvée de 5,80.
Traitée par l’eau, elle abandonne du chlorure de sodium ; ce sel s’y trouve dans la proportion de 0,012.
En portant au rouge la matière dans un courant d’hydrogène et en recueillant le sublimé qui se produit, on a de nouveau constaté la présence du chlorure de sodium dans la proportion qui avait été reconnue sur la solution aqueuse.
L’absence de sels de potasse et de sulfates et d’hyposulfites a été reconnue.
L’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique étendu font naître un abondant dégagement d’hydrogène sulfuré.
On a dosé le soufre de cet hydrogène sulfuré au moyen du nitrate d'argent, en