Daubrée, Comptes renihis, t. LXXV, p
même temps que l’hydrogène libre, provenant de l’action de l’aeide sulfurique étendu, et on est arrivé, par cette dernière opération, à évaluer très approximativement la quantité des métaux natifs.
En traitant par l’acide nitrique, et suivant la méthode de la voie moyenne de M. H. Sainte-Claire Deville, on a constaté la présence d’un silicate attaquable, à hase de magnésie et de protoxyde de fer, et offrant à très peu près la formule du péridot. La partie inattaquable se compose au moins de deux substances, l’une incolore, l’autre d’un noir foncé.
Le silicate péiidotique forme 42,56 pour 100 du poids total, dans lequel la partie inattaquable entre pour 35,44.
Fig. 47. — Ménite tombée le 25 juillet 1872 à Autbon (Loir-et-Cher).
Lame mince vue au microscope.
Tout le fer de la partie soluble dans l’acide chlorhydrique a été dosé par la méthode de M. Margueritte, perfectionnée par M. Boussingault ; sa proportion est de 21,48 pour 100.
La présence du cuivre avait été préalablement reconnue par l’analyse spectrale, en même temps que l’absence de la chaux, de la baryte et de la strontiane.
Quant au carbone, on n’a pu l’y reconnaître.
Comme d’ordinaire, le nickel et le cobalt accompagnent le fer dans cette météorite.
Les résultats sont les suivants :
Fer allié de nickel et de cobalt . 7,81
Fer et autres métaux alliés au soufre 9,09 )
‘ , K in ( sulfure, 14,28
Soufre combine . 5,19 )
Silicates f Silice . 17,20 ^
attaquables \ Magnésie . 13,80 ( «c, , .
ou j Protoxyde de fer . 11 ,33 ( ^
péridot. [ Protoxyde de manganèse .... 0,03 j