‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 143 sur 280 · Sillim. Amer. Journ., 3- série, t. XIV, p. 219 (l!i · texte numérisé non relu

Sillim. Amer. Journ., 3- série, t. XIV, p. 219 (l!i

La partie soluble contient :

Silice . 34,55

Protoxyde de fer . 27,75

Alumine . traces

Chaux . traces

Magnésie . 36,38

La partie insoluble a donné :

Protoxyde de fer . 11,04

Silice . 57,81

Alumine . 0,23

Chaux . 5,31

Magnésie . 24,97

Oxyde de chrome . 0,10

Soude . 0,84

Le fer nickelé séparé mécaniquement contenait :

Fer . 94,49

Nickel . 4,12

Cobalt . 0.51

L’analyse minéralogique a été réalisée au moins partiellement. M. Smith pense que la météorite renferme :

Bronzite et minéraux pyroxéniques .... 46,00

Minéraux péridotiques . 41,00

Fer nickelé . 10,00

Pyrrhotine . 3,00

mCIlMONDITE. (Stan. Meuh.)

Roche lâche, cellulaire, résultant de la juxtaposition de grains blancs, noirs et jaunes. De toutes parts brillent des facettes cristallines. La roche prend bien e poli. — Densité : 3,29 (Shepard) à 3,3713 (Rumler). — Composition minéral^ gigue : Le péridot domine dans cette roche. II est mêlé de silicate magnésien p «s acide, de labrador, de troïlite, de fer nickelé. On y a signalé du phosphate de cliauî.

Chute unique : 1828, 4 juin. Richmond, Chesterfield County, Virginie (Etats- Unis d’Amérique) .

Richmond. — Densité : 3,3713, d’après Rumber.

Fig. 61. — Riclimondite tombée le 4 juin 1828 à Richmond (Virginie). Grandeur naturelle.

Analyse de Shepard ^ ;

Silice . 42,3

Magnésie . 31,46

ProiOTiyde de fer . 20,65

Ainsi que de la soude, du sesquioxyde de chrome et du soufre.

TIESCHITE. (Stan. Medn.)

Roche pierreuse granitoïde résultant de l’association de cristaux diversement colorés ;

Densité 3.6 (Stanislas Meunier). — Composition minéralogique : Mélange de péridot de pyroxène et peut-être d’un feldspath.

Chute unique :

1878, 15 juillet. Tieschitz (Moravie).

Tiechitz. — D’après une analyse de M. Habermann® la météorite renferme.

Silice . 40,23

Alumine . 1,93

Protoxyde de fer . 19,48

Protoxyde de manganèse. . . . 0,32

Magnésie . 20,55

Chaux . 1,51

Soude . 1,53

Fer métallique . 10,26

Nickel . 1,31

Soufre . 1,65

Acide phosphorique . 0,23

1. Silhm. Amer. Journ., t. XV, p. 195, t. XVI, p. 191, t. XLII, p.l02, et 2' série, t. VI, p. 411.

2. Voy. un Mémoire de MM. Makowsky et Tschermak dans Densksckr. Âk. Wien, t. XXXIX, p. 187 à 202, 1878.

Ces éléments peuvent être groupés ainsi :

Silicates .

Pyrrhotine .

Fer nickelé .

Fig. 62. — Tieschile tombée le 15 juillet 1878 à Tieschitz (Moravi Lame mince vue au microscope.

Les silicates renferment ;

Silice . 46,88

Alumine . 2,25

Protoxyde de fer . 22,70

Protoxyde de manganèse . 0,57

Magnésie . 25,95

Chaux . 1,79

Soude . 1,78

Acide phosphorique . 0,25

Quant à la composition minéralogique, on peut admettre qu’elle

MÉTKORITES.

Olivine . 58,79

Bronzite et eiistatite . 55,84

Augitc . , . d4,01

Pyrriiotiiie . 4,08

Fer nickélifèrc . 9,28

L’examen microscopique (fig. 02) confirme cette hypothèse ; les minéraux discernables sont en effet : l’olivine, la bronzite, l'enstatitc, quelque peu d’augite, de pyrrhotine et de fer nickelé.

QULXCITE. (Stan. Meus.)

Roche pierreuse compacte, à cassure cireuse. — Densité : 5,54 (Stanislas Meunier). — Composition minéralogique: mélange de minéraux silicates magnésiens avec des grenailles métalliques.

Chute unique:

1851, en été. Quinçay (Vienne).

Le tout petit échantillon du Muséum indique évidemment un type particulier, mais nous n’avons encore à son égard aucun renseignement précis.

TADJÉIUTE. (Stan. Meüx.

Fig. 65. — Tadjérite tombée le 51 octobre 1872 à Orvinio (Italie). Surface polie ; grandeur naturelle.

Roche noire, compacte, très dure et prenant bien le poli. Elle renferme des portions irrégulières arrondies, peu abondantes, grisâtres, à cassure cireuse. — Den-

542 EîsCÏCLOPÉDIË CltlMlQUË.

site: 5,54 (Mcbvus) à 5,595 (Stanislas Meunier). — Composition minéralogique • L’analyse minéralogique n’a pas été faite, toutefois on a reconnu la présence prépondérante de silicates magnésiens voisins, les uns du pcridot, les autres du pyroxène, et parmi ceux-ci de l’enstatite incolore (victorite), des traces de feldspath, du fer nickelé, de la chromite et de la troïlite.

Chutes principales :

1860. Deniliquin, Baratta (Nouvelle-Galles du Sud).

1867, 9 juin. Tadjéra, Guidjell, Sétif (Algérie).

1872, 51 octobre. Orvinio, Rome (Italie).

1874, 12 mai. Koursk, Sewruskowo, Belgorod (Russie).

Tadjéra. — A la suite de l’explosion du bolide de Sétif, on a recueilli deux pierres pesant, l’une 5'", 760, l’autre l'‘,700. La première, à peu près intacte, est exposée dans la galerie de Géologie au Muséum; la seconde a été brisée par les Arabes, mais ses fragments sont presque tous venus se réunir à la première et figurent maintenant dans notre grande collection de météorites.

C’est à peu près de la manière suivante que ces pierres ont été décrites au point de vue minéralogique par M. Daubrée dans un Mémoire où se trouvent consignés les résultats analytiques que j’ai obtenus*. L’échantillon principal a presque entièrement conservé la surface qu’il avait au moment de la chute et présente grossièrement la forme d’une pyramide à quatre faces dont les angles seraient tronqués.

La teinte noire que présente assez uniformément la météorite de Sétif, la distingue de la plupart des autres pierres extra-terrestres. Dans la pâte noire et mate sont disséminées cependant quelques parties grises et lithoïdes ; on y voit aussi des grains à éclat métallique de deux espèces.

Les uns, jaune de bronze, consistent en sulfure ou troïlite. Ils sont remarquablement nombreux, la plupart très petits, et imprègnent toute la masse. Cependant quelques-uns sont beaucoup plus volumineux, présentent des dimensions de 4 à 5 millimètres et l’un même de i8 millimètres®. Quoique durs, ils s’égrènent assez facilement sous la pression d’une pointe d’acier. Les autres grains à éclat métallique se distinguent des premiers, d’abord parce qu’ils sont gris d’acier; en outre, au lieu d’ôtre cassants comme les premiers, ils sont tenaces et malléables; enfin, ils sont de forme tout à fait tuberculeuse. Beaucoup ont 2 ou 5 millimètres, et quelques-uns atteignent 8 millimètres; ils sont répartis d’une manière très variable ; dans quelques parties ils sont très rapprochés et on peut en reconnaître trois ou quatre dans un centimètre carré. Ils consistent en fer nickelé. La cassure ne les montre qu’à un œil très attentif, tandis qu’ils apparaissent nettement sur une surface polie. Dans cette même circonstance, le sulfure, tout à l’heure si net, s’efface au contraire.

La masse lithoïde noire dans laquelle ces grains métalliques sont disséminés, et qui forme la plus grande partie de la pierre, est très dure ; elle ne se raye pas à la pointe d’acier; elle raye fortement le verre, et avec la plus grande facilité: cette météorite est également d’une ténacité exceptionnelle.

1. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, séance du 16 mars 1868.

2. Voyez à cct égard la figure 11, insérée page 61 du présent travail.

ilÉtÉORlTES. 2',:;

Lorsqu’on examine au microscope une tranche assez mince pour être li ansparenlc (fig.,64), on est surpris de rencontrer, au lieu de la teinte noire et uniforme de la cassure, beaucoup de parties transparentes et incolores qui se sont isolées. Elles

Fig. 64. — Tadjérite tombée le 9 juiu 1867 à Tadjéra (.41géric).

occupent même souvent plus de la moitié de la superficie totale. Ces grains incolores sont entièrement à l’état cristallin et agissent sur la lumière polarisée. Beaucoup d’entre eux présentent des contours hexagonaux dont la disposition rappelle la section de certains prismes rhombes, à arêtes tronquées, tels qu’en présentent souvent le péridot et le pyroxène. Certains de ces cristaux sont fendillés irrégulièrement, à la manière de ceux des trachytes. D’autres présentent des stries parallèles dues, soit à des plans de clivage, soit à l’existence de faisceaux parallèles d’aiguilles d’enstatitc.

Les pierres de Sétif se distinguent des autres météorites par l’absence de la croûte vitreuse ou vernis; toutefois leur surface externe diffère des parties intérieures que montre la cassure, parce qu’elle est unie et polie comme par l’effet d’un frottement qui aurait laissé en saillie les nombreux grains de fer nickelé. Aussi, cette surface, au lieu d’être rude comme la cassure fraîche, est-elle douce au toucher. Nous reviendrons sur l’absence de croûte chez les météorites noires.

11 a fallu la température des essais de fer pour liquéfier la pierre de Sétif. Par la fusion, celte pierre perd sa matière colorante noire.

2ii

J’ai trouvé pour la densité de la météorite de Sétif le nombre de 3,595, obtenu par une température de 1 1 degrés.

Réduite en poudre, cette pierre abandonne au barreau aimanté 8,32 pour lîlOde substance magnétique, consistant exclusivement en fer nickelé qui m’a donné pour ■J 00 parties :

Fer . 91,0

Nickel . 8,4

Traitée par l’acide chlorhydrique, elle est partiellement attaquée et dégage beaucoup d’hydrogène sulfuré. La partie attaquable, y compris le fer nickelé, s’élève à

71,20 pour 100 du poids total et renferme

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