vy
Silice .
Magnésie .
Protoxyde de fer .
Soude .
traces
Alumine .
Sulfure de fer .
Fer nickelé .
La partie inattaquable ne représente que
28,80 pour 100 du poids do la pierre.
Son analyse m’a donné :
Silice .... .
Magnésie .
Chaux .
Soude, potasse .
traces
Alumine . .
Sesquioxyde de chrome . . .
La partie attaquable renferme, comme
on voit, U
n peu plus de silice que n'en
exige la formule du péridot. L’idée qui se présente naturellement serait d’attribuer
cet excès à la présence d’un silicate plus r
iche en acide silicique et partiellement
attaquable. Toutefois la quantité d’alumine n’autorise pas à admettre l’existence
d’un feldspath en quantité notable.
La composition minéralogique de la pierre de Sétif peut donc être exprimée comme il suit ;
Silicate attaquable . 50,46
Silicate inattaquable . 55,08
Fer chromé . 0,20
Sulfure de fer (troïlite) . 8,04
Fer nickelé . 8,52
Orvinio. — M. de Rossi a fait l’examen minéralogique de la météorite d’Orvinio.
Les fragments ne diffèrent entre eux que par leur forme extérieure. Le plus gros, qui pèse 1,242 grammes, a la forme d’un œuf dont les deux extrémités sont perdues. Une parcelle fut analysée par M. Giuseppe Bellucci, de Pérouse. Le second fragment, plus petit, du poids de 452 grammes seulement et de forme irrégulière, anguleux, a été rompu brusquement par le choc, probablement sur les roches calcaires du sol d’Orvinio. Il a six faces, dont une seule représente la surface qu’on pourrait dire naturelle avec la croûte; les autres sont toutes le résultat d’une fracture mécanique.
On voit dans la croûte des traces circulaires d’une apparence presque scoriacée. On voit aussi des lames luisantes de fer nickélifère ou troïlite. On aperçoit quelques globules de fer chromé en partie fondus, et brillant d’un noir velouté. La fracture est granuleuse, de couleur gris de fer, avec des irisations azurées, quelquefois d’un aspect semblable au graphite par son éclat. Les deux morceaux, mais spécialement le plus gros, quoique compacts, sont profondément fendus par des chocs très violents, ce qui semble devoir être attribué à l’explosion plus qu’au choc contre la terre. En effet, le morceau, le plus gros est tombé sur un terrain meuble, dans lequel il a pu former un trou d'un diamètre d’environ 60 centimètres et d’une profondeur égale, entraînant avec' lui quelques tiges de plantes qu’il carbonisa en partie, dont il incorpora une partie dans sa patine, et qui étaient visibles après qu’on l’eut recueilli.
Les échantillons essayés à l’aiguille magnétique ont montré une faible polarité magnétique suivant le petit axe des morceaux. Mais la sensibilité de l’aiguille a été beaucoup plus grande dans les parties recouvertes par la croûte que dans les parties qui présentaient la fracture découvei'te de la roche.
La densité de la météorite d’Orvinio, évaluée d’après M. Bellucci, est 5,701 à la température de 4“. Pour M. Ferrari elle est de 5,751.
- Cette météorite contient 29,04 pour 100 de parties magnétiques; soumise au traitement répété de l’acide chlorhydrique, elle a cédé 45,04 pour 100 de matières solubles.
Traitée par l’eau, elle n’a pas perdu sensiblement de son poids, bien qu’elle cédât à ce liquide de faibles quantités de chlorure de potassium et de sodium, et de ce dernier une proportion plus grande que du premier. Le liquide aqueux provenant du traitement de la poudre de la météorite passa trouble au fdtre, et l’on ne l’obtint
m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
limpide qu’en le filtrant trois fois avec un filtre double. A 120“ la poudre de la météorite perdit 1,875 de son poids; portée au rouge, elle ne présenta pas d’autre diminution. Voici la constitution chimique de la météorite, séchée à 120“:
Silice . -46,72
Alumine . 16,84
Magnésie . 1,97
Fer métallique . 25,59
Fer oxydé . 4,82
Soufre . 2,24
Nickel (avec trace de cobalt) . 1,57
Perte . 0,45
Les épreuves qualitatives ont prouvé qu’il existe encore dans la météorite des traces de chaux, de chrome, de sodium, de manganèse, d’arsenic, de phosphure.
Koursk. — D’après Rumler, la densité de la pierre de Koursk est égale à 5,55.
CIIANTONMTE. (Stan. Meu.n.)
Fig. 65. — Chantonnite tombée en -1859 à Mexico (îles Philippines).
Suifaoe polio ; geaiuleur naturelle.
Roche pierreuse pseudo-fragmentaire oîi des parties d un gris de cendre sont reliées par des veines noirâtres. Des grenailles métalliques sont disséminées de toutes parts. La roche prend très bien le poli. — Densité : de 5,44 (Schreibers) à 3,66 (Rumler). Densité d’après Rumler : de la partie claire, 3,47 ; de la partie foncée, 5,48. — Composition minéralogique : Cette roche est formée de péridot magnésien, de fayalite, de pvroxène et de feldspath associé à des grenailles de fer nickelé et de pyrrhotine.
Chutes principales :
1753, 2 septembre. Luponnas, Bourg (Ain, France)'.
1798, 12 mars. Salles, Villefranche (Rhône France).
1803, 25 mars. Doroninsk, Irkoutsk (Russie).
1812, 5 août. Chantonnay (Vendée, France).
1811, 5 septembre. Agen, Castel-Moron (Lot-et-Garonne, France).
1851, 5 novembre. Nullès, Tarragone (Espagne).
1852 {trouvée). Mayence (grand-duché de Hesse).
1858, 14 décembre. Murcie (Espagne).
1859, Beuste (Basses-Pyre'nées, France).
1859, Mexico, Pampanga (îles Pilippines).
1860, 2 février. Alexandrie, Saint-Julian (Italie).
1863, 11 août. Shytal, Dacca (Indes).
1865, 19 janvier. Bubuowly, Indigo-Factory, Supuhee, Goruckpur (Indes). 1868, 30 janvier. Pultusk, Varsovie (Pologne).
1876, 28 juin. Stalldalen (Suède).
Luponnas. — Densité, 5,6612.
Salles. — Analyses de Howard L Partie pierreuse :
Silice . 50,00
Magnésie . 24.66
Protoxyde de fer . .32,00
Protoxyde de nickel . . 1,55