‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 146 sur 280 · Pogg. Ànn., t. CVn.p. 173, et t. CXI, p. 3G · texte numérisé non relu

Pogg. Ànn., t. CVn.p. 173, et t. CXI, p. 3G

ENCYCl.OPÉDIE CHIMIQUE.

La première renferme :

Silice . 15,74

Magnésie . 10,12

Protoxyde de fer . 18,29

Protoxyde de nickel . 2,08

La partie inattaquable a donné :

Silice . 20,90

Alumine . 15,49

Protoxyde de fer . 5,00

Protoxyde de nickel . 1 ,21

Densité : 5,20, d’après le même.

Murcie. — La météorite de Murcie a figuré à l’Exposition universelle de 1867 (section espagnole); elle a grossièrement la forme d’un parallélipipède droit à base carrée dont les dimensions sont environ 59 centimètres, 40 centimètres et 27 centimèti’es.

J’ai constaté que sa densité est égale à 5,546 : il en résulte que la pierre pèse 114 kilogrammes et il faut remarquer que ce poids dépasse très notablement celui de la plupart des masses de même origine.

Comme le fait remarquer M. Daubrée, dans un Mémoire que j’ai eu l’honneur de signer avec lui, la masse est presque entière, c’est-à-dire que dans presque tous les points de sa surface*, on constate l’existence d’une croûte; mais celle-ci est évidemment altérée, et de noire quelle était d’abord, elle est devenue ocracée. Cette altération n’est pas simplement superficielle; la cassure montre que l’intérieur lui-même a subi, depuis l’époque de la chute, l’action d’une influence oxydante. Cette cassure, noire dans certains points, est ocreuse dans d’autres ; de plus, les particules ayant l’éclat métallique sont relativement rares. 11 en existe quelquesunes cependant et les réactifs y décèlent du fer et du nickel. On reconnaît aussi par place, mais à un état de très grande dissémination, des grains de couleur jaune de bronze, qui ont les caractères de la Iroïlite.

La météorite de Murcie présente une particularité qui ne paraît pas avoir été signalée jusqu’à présent dans les météorites : c’est l’existence de parties cristallines très petites, mais extrêmement brillantes, de telle sorte qu’on les croirait douées de l’éclat métallique; ces parties qui rappellent des paillettes forment aussi de petites veines ou de petites géodes. Un examen attentif a montré que ces paillettes sont hyalines. Essayées au chalumeau, elles ont fondu en un émail grisâtre et elles ont donné à la fin les réactions de la silice et de f alumine : peut-être serait-on autorise à les considérer comme constituées par un feldspath ou un minéral analogue ; leur proportion excessivement faible et la difficulté de les séparer de la matière pierreuse où elles sont engagées ont empêché de faire suivre cet essai par une analyse.

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