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280 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQDE.
Silice . .
Magnésie .
Alumine .
Sesquioxyde de fer .
Chaux .
Soude .
Eau .
La pierre de Bishopvllle se distingue à première vue des météorites des types communs par la couleur presque blanche de sa pâte. Sa cassure est irrégulière et l’on reconnaît facilement qu’elle renferme beaucoup de grands cristaux blancs qui lui donnent une apparence porphyroïde. On aperçoit çà et là de petites taches ocreuses, dues évidemment à la suroxydation d’un composé ferrugineux. De très rares grains d’un jaune de bronze, analogues pour l’aspect au sulfure magnétique de fer, se voient aussi dans la masse. Enfin, de petits points noirs sont disséminés en assez grand nombre.
De toutes les roches terrestres, celles qui à première vue et indépendamment de leur composition ressemblent le plus à la météorite qui nous occupe, sont certaines variétés de trachytes porphyroïdes. Les cristaux disséminés sont tout fendillés et il faut les manier avec précaution pour ne pas les désagréger, tant est grande leur friabilité.
Un vernis enveloppe la météorite de Bishopville. Il est marbré de blanc et de gris avec de toutes petites veines noires. Il se distingue de la croûte des météorites ordinaire, non seulement par sa couleur, mais encore par un éclat bien plus vif, au moins dans certaines parties.
D’après M. Sartorius de Waltershausen, la densité de la météorite de Bishopville est égale à 3,039 L
ORNANSITE. (Stan. Meun.)
Roche d’un gris foncé entièrement oolithique et tellement friable qu’elle tache les doigts au moindre contact. Le ciment des globules est invisible. — Densité: 3,599 (Pisani). — Composition minéralogique : Le péridot constitue les trois quarts de cette roche; il est mélangé à des silicates magnésiens plus acides, à du fer nickelé et à de la troïlite. On v constate aussi des traces de fer chromé.
Chutes principales :
1868, 11 juillet. Ornans (Doubs, France).
1877, l" janvier. Warrenton (Missouri, États-Unis).
t. Voyez dans le Journal de Silliman, t. XXVI, juillet 1885, une sur cette question.
étude de M. E. Wadsworth
Omans’^. — La densité de la météorite d’Ornans est de 3,599 (en petits fragments).
Fig. 75. — Ornansite tombée le t janvier 1877 à Warrenton (Missouri). Grandeur naturelle.
Dans le matras, elle ne change point d’aspect. Chauffée dans un tube ouvert, elle devient rouge en dégageant de l’acide sulfureux. Au chalumeau, elle est fusible en scorie noire magnétique. Sur la coupelle, avec le carbonate de soude et le nitre, elle donne une faible réaction de manganèse. Au spectroscope, ou voit la chaux et la soude.
Elle est attaquable en grande partie par l’acide chlorhydrique avec dégagement d'hydrogène sulfuré en formant une gelée abondante.
Le fer est tellement disséminé dans la masse avec la pyrite magnétique, qu’il a été impossible de la séparer au barreau aimanté, tant en opérant à sec qu’en opérant sous l'eau.
On finit par attirer toute la masse par petites portions, ce qui tient sans doute à ce que la pyrite est aussi attirabletouten étant très intimement mélangée avec le reste.
Dans l’impossibilité de déterminer la quantité de fer nickélifère au moyen du barreau aimanté, M. Pisani a employé un moyen détourné pour y arriver, en déterminant le volume d’hydrogène dégagé par l’acide chlorhydrique. Il est vrai qu l’on obtient ainsi seulement la quantité totale de fer et de nickel; mais, en tenant compte de la quantité moyenne de nickel que contiennent les fers météoriques, on peut avoir, du moins très approximativement, la teneur en fer nickélifère de cette météorite. Ce moyen est même à recommander, non seulement dans ce cas particulier, mais encore comme contrôle dans le cas ordinaire de ces analyses où l’on détermine le fer nickélifère au moyen du barreau aimanté ; en effet, par ce dernier procédé, quelque précaution qu’on prenne, on a ordinairement une certaine quantité de silicate mêlée au fer.
La pyrite qui se trouve dans celte météorite n’est pas le sulfure simple, mais bien le sulfure Fe’S®, puisqu’un déterminant la quantité d’hydrosulfure dégagée par l’acide chlorhydrique, M. Pisani a trouvé une quantité de soufre moindre que celle obtenue par lui en attaquant la météorite par l’eau régale et déterminant le soufre au moyen du chlorure de baryum.