Comptes rendus, t. LXXXIII, p
2. Brard, Minéralogie appliquée aux arts, t. III, p. 145, 1821.
514 KNCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
mouillage de Beni-Saf, à 700 mètres de la côte ; il renferme des globules dont le diamètre est d’environ O^'^iOSS. Un sédiment à la fois quartzeux et argileux, qui se trouve à H mètres de profondeur, 2 milles au nord-est de Carthage, est encore bien plus riche, et les globules qu’il contient, parfois gros de 0“™,042, ont offert à diverses reprises le petit goulot caractéristique des sphérules du briquet. 11 en existe d’analogues et de plus gros encore dans le sable qui constitue le fond de la mer, à 7 mètres de profondeur, devant la Goulette ; dans l’argile ramenée de 270 mètres dans le golfe de Philippeville et dans plusieurs autres écbantillons.
Dans une région bien différente, puisqu’il s’agit maintenant de l’autre bémispbère, M. l’amiral Serres a recueilli des sédiments marins qu’il a également donnés au Muséum. Les globules n’y font pas défaut ; on les trouve même avec une abondance extrême dans le sable qui fait le fond de la baie de Possession ; ils y atteignent O""”, 056 de diamètre.
Les faits qu’il nous reste à faii’e connaître sont bien plus décisifs encore. Il s’agit de la présence de sphérules magnétiques au sein même de sédiments dont la date de formation est bien antérieure à l’apparition de l’homme sur la terre.
Au début de ces recherches, nous avons été frappés, M. G. Tissandier et moi*, de l’abondance de belles sphérules (fig. 86) dans le sable extrait du puits artésien de Passy, à 569 mètres au-dessous de la surface du sol, sable qui appartient au gault. Leurs dimensions varient de 0'"™,007 à 0"'"',020. Ce sable ayant été exposé à l’air.
Fig. 89. — Sphérules métnlliqiies contenues dans le sable albien qui lournit l’eau jaillissante aux puits artésiens de Grenelle et de l’assy ; grossies 22.') fois.
on pouvait penser que les globules y étaient tombés récemment. En répétant les observations avec des mottes de sable du puits de Grenelle, mottes non défaites depuis leur dépôt, comme en témoigne la succession des couches planes qui le composent, nous avons retrouvé le même résultat. L’argile qui recouvre, à Grenelle, la couche aquifère renferme aussi des globules dans l’intérieur de la masse.
Allant plus loin, nous avons examiné des roches dures dont on ne peut supposer le remaniement et dont nous avons fait disparaître toutes les surfaces