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Comptes rendus, t. XCII, p

.t)2 ENCVTXOPÉDIE CHIMIQUE.

après la décomposition de la région externe de plusieurs des masses les mieux connues des fers météoriques, paillettes qui restent en mélange avec les oxydes produits par la décomposition.

Les paillettes de Sevier County (Tennesse) ont fourni à M. Smith les matériaux dont il a fait usage dans son analyse; leur quantité n’atteignait pas 1 gramme. Le fer non altéré de cette masse ne contient que 6 pour 100 de nickel, avec un peu de cobalt.

L’analyse du fer de Sainte-Catherine par M. Damour, comparée à celle que M. Smith a faite des paillettes de Servier, donne, pour 100 parties :

Fer.' Nicliel.

Sainte-Catherine . 66 54 (Damour).

Paillettes de Sevier . 75 27 (Smith).

Le nickel contient un peu de cobalt.

Un autre fait important relativement à ces alliages très riches en nickel, c’est la manière dont ils se comportent en présence de l’aimant.

L’aimant dont M. Smith se sert est une barre cylindrique d’acier, longue de 0'",15, étayant 0”,007 de diamètre; elle peut soutenir par chacun de ses pôles, dont l’un est terminé en pointe, un fragment d’acier de 50 à 40 grammes.

De petits fragments détachés du fer de Sainte-Catherine et ne pesant pas plus de 0*', 100 à 08'',200, étant approchés de cette barre, on trouve que l’aimant n’a sur eux qu’une action très faible; mais si l’on aplatit ces fragments en les frappant sur une surface d’acier, avec un marteau également en acier, ils deviennent sensibles à l’aimant. Pour éviter toute adhérence d’acier, M. Lawrence Smith a répété l’expérience après les avoir aplatis au travers de feuilles de laiton, et le résultat a été le même.

En chauffant au rouge le fer primitif, on le rend encore plus facilement attirable que par l’aplatissement.

Ce qui rend plus remarquable encore ces particularités magnétiques du fer de Sainte-Catherine, c’est que la météorite est plus ou moins polaire et que le sulfure qu’elle contient est fortement magnétique.

Enterminant il faut ajouter que dans les météorites pierreuses on retrouve, les mêmes alliages de fer nickelé que dans les météorites entièrement métalliques, tantôt sous forme d’un réseau enveloppant les espèces lithoïdes, tout au contraire, et bien plus fréquemment en grenailles noyées dans la masse.

Toutes les fols que les particules ne sont pas trop petites on reconnaît, leur nature complexe, résultant de l’association en plus ou moins grand nombi’e des alliages précédemment cités.

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