‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 250 sur 280 · CHUTE DE JUVINAS (ARDÈCHE · texte numérisé non relu

CHUTE DE JUVINAS (ARDÈCHE

Observations sur Vaérolithe tombé à Juvinas, le ib juin 1821 :

« Le 15 juin 1821, vers les 3 heures du soir, le ciel était serein, quelques nuages légers traversaient les airs poussés par un vent de nord-est qui agitait atissi les couches inférieures de l’atmosphère.

« Je faisais tailler des mûriers et, au moment où l’on plaçait une échelle contre le plus élevé de tous et que j’avais par conséquent les yeux levés vers le ciel, l’ouvrier qui tenait l’échelle et moi aperçûmes en même temps perpendiculairement sur nos têtes un globe de feu qui, avec une rapidité extrême, alla tomber vers l’extrémité est du Tanargue, mais sur un point plus éloigné.

« La rapidité de la chute de ce météore me donna la conviction que j’assistais à la chute d’un aérolithe.

« J’ordonnai de suite à douze ouvriers qui m’entouraient et' dont un seul avait aperçu le globe enflammé de garder le silence, et je plaçai vite la main sur mon pouls afin de calculer à quelle distance avait lieu l’explosion qui accompagne toujours la chute des aérolithes.

« J’avais lu le rapport de MM. Biot et Delambre, qui avaient, au commencement de ce siècle, été dans la Normandie constater la fameuse chute de pierres météoriques ari’ivée à l’Aigle et qu’on évalua à environ 2000.

« De plusieurs communes éloignées on avait vu au zénith, disaient ces savants, un globe de feu sorlir d'un nuage noir triangulaire. J’avais toujours pensé que le nuage n’était pas le point de départ de l’aérolilhe, mais qu’il se formait là où avait lieu l’explosion. Je me bâtai, tout en comptant les pulsations de mon pouls, de voir si j’apercevrais quelque trace de l’explosion, et je fus heureux de voir que mes conjectures se réalisaient.

48‘i ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

(( Au zcnilh, où j’avais aperçu le globe au moment de son apparition, il n’y avait aucune trace de vapeurs, mais beaucoup plus bas, à un angle peut-être de 20“, sur la ligne qu’il avait parcourue, j’aperçus comme un ruban perpendiculaire, ayant environ quatre doigts de largeur apparente et plusieurs mètres de longueur. Cenuaçe resta immobile, s’affaiblit peu à peu sans changer de forme et disparut au bout d’environ vingt minutes.

« J’avais compté quatre-vingts pulsations, mais j’avais malheureusement, en recommandant le silence à mes ouvriers, dit que le globe de feu que j'avais aperçu était une pierre tombée du ciel, et l’un d’entre eux m’ayant demandé si la chose était possible, les autres firent un tel bruit que mon observation fut interrompue.

« Je ne m’en consolerai pas, leur dis-je, si, dans quelques instants, nous entendons un bruit pareil à celui d’un tonnerre. Après avoir causé quelque temps, nous entendîmes elfectivement comme le roulement d’un tonnerre lointain qui se répéta, mais affaibli, sur la droite. Je pensai que c’était l’effet d’un éebo sur les montagnes du Coiron qui sont dans cette direction.

« On verra, en lisant la lettre de M. le curé de Juvinas, que mes conjectures étaient fondées.

« On parle beaucoup des illusions d’optique que produit la chute des aérolithes, mais je crois que le manque d’instruction est la principale cause que l’on observe mal.

« A Berrias, ou dans les environs, un assez grand nomibre de personnes avaient suivi la chute de l’aérolithe, et toutes dans des directions différentes et même opposées.

« Eh bien, je puis certifier que j’apréciai si bien la véritable direction que suivit l’aérolillie et la distance où il tomba, que j’annonçai qu’il avait dû tomber du côté de Vais, ou vers Autraygues. Juvinas est au couchant d’Antraygues et limitrophe. Berrias est à la distance de 9 à 10 lieues de Juvinas.

« Je voulais partir de suite pour aller à la recherche de cet aérolithe. Des obstacles survinrent et je chargeai un négociant qui allait le lendemain samedi au marché d’.Aubenas, de s’informer si une pierre n’était pas tombée du côté de Vais.

« Je devins la risée de tous les négociants à qui il s’adressa. Quatre jours après j’obtins le même résultat.

« Une lettre que j’écrivis réussit mieux, et des recherches amenèrent la découverte de l’aérolithe.

« Je transcris quelques fragments d’une lettre que je reçus de M. le curé de Juvinas en réponse aux questions que je lui adressais :

« Monsieur, c’est avec un vrai plaisir que je m’empresse de vous donner les dé- « tails que j’ai pu recueillir relativement à l’important phénomène dont nous .( avons été témoins dans cette commune :

« Le vendredi, 15 juin dernier, un vent du nord presque froid soufflait avec assez « de violence. Le ciel était clairement parsemé de petits nuages, lorsque, vers les (I trois heures de l’après-midi, nous entendîmes tout à coup une détonation épou- « vantable que l’on peut comparer à un coup de canon, mais beaucoup plus forte; « elle fut suivie d’un roulement qui se prolongea environ de trois minutes et qui « semblait parcourir et remplir les vallons circonvoisins, ce qui faisait croire à nos « paysans que le monde touchait à sa fin et que notre globe s’enfonçait peu à peu.

,( Tous étaient remplis de frayeur et d’étonnement, tous promenaient leurs re- (( gards dans l’atmosphère.

« Au milieu de ce roulement, plusieurs crurent entendre deux ou trois coups « sourds et semblables à des mines souterraines, mais il paraît que ce n’était que (1 les échos de la première détonation, vu qu’ils furent diversement entendus selon (I les lieux où l’on se trouvait.

« Un instant après, trois témoins entre autres, bien dignes de foi, aperçoivent « du côté du nord un très petit nuage noir qui traverse obliquement les airs et qui « semble s’agiter, se tordre en tout sens. Ils suivent des yeux cette masse qui K paraît se diriger vers eux ; saisis de crainte, ils se jettent la face contre terre et « se croient morts; aussitôt ils entendent comme des arbres qu’on arrache et qui « tombent en pièces, des sifflements, des frottements dans l’air et enfin un bruit « sourd, assez considérable; c’est en ce moment que la terre est frappée par Taéro- « lithe. Quelques moments se passent, ils se relèvent, l’un d’eux monte sur une « muraille, mais il ne peut s’y soutenir tant la frayeur l’occupe, il n’aperçoit rien.

« Le lendemain, il passe par hasard au même lieu et aperçoit à cinquante pas « environ de l’endroit où il était la veille au moment de la chute de l’aérolithe, au « milieu d’un champ ensemencé de pommes de terre, une ouverture de trois pieds « de diamètre et deux pieds de profondeur; il regarde de plus près et voit au « milieu de cette ouverture un trou autour duquel la terre est brûlée et réduite en « cendres, et s’aperçoit que la terre de la grande ouverture a éclaboussé de tous côtés.

« Quelques jours après on se rendit sur les lieux, on creusa et l’on trouva à cinq « pieds de profondeur une pierre noire et brillante, pesant deux cent vingt livres; (( les petits cailloux environnants étaient pulvérisés et la terre, réduite en cendre, « s’était attachée avec tant de force à cette pierre météorique dans sa partie infe- « rieure, qu’elle y formait une couche épaisse que l’on pouvait à peine détacher « avec un marteau en enlevant même des particules du vernis qui la couvre en- « tièrement; ce vernis forme une couche plus ou moins épaisse et plus brillante « en dessus que dessous.

« Cette pierre ne présentait aucune forme particulière et avait beaucoup de si- (( nuosités.

« Elle ne conservait plus aucune chaleur quand on la retira, mais en l’approchant « du nez, elle avait une légère odeur de soufre. On n’a pas trouvé d’autres pierres « météoriques dans le môme champ, mais, au delà d’une montagne assez élevée « et située au midi, sur un petit sentier, on en découvrit une du poids de deux « livres; plusieurs autres plus petites ont été trouvées à Ncyrac; toutes sont re- « couvertes du vernis.

« Le terrain sur lequel a eu lieu la chute du grand aérolithe présente une couche « de terre végétale d’environ un pied; dessous il n’y a ni rochers ni grosses pierres, « mais un gravier mêlé avec une terre roussâtre, si dur qu’à peine on peut y « enfoncer la pointe d’un marteau. »

« Voilà ce que m’écrivait M. Fraysse, curé de Juvinas.

« On remarque dans cette narration quelques inexactitudes bien fortes. Ainsi, c’est quelques instants après la détonation que les trois hommes qui se trouvaient à 50 pas seulement du lieu où tomba l’aérolithe, le voient venir sous la forme d’un nuage noir, et c’est encore après qu’ils ont entendu les sifflements, comme le bruit

484 EN'CYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

d’arbres que l’on brise et enfin un coup sourd. Ils n’ont pas vu l’aérolithe qui paraissait comme un globe de feu. Ils ont dû d’abord entendre les sifflements et le coup sourd, puis apercevoir ce même nuage que j’avais vu de Berrias à l’endroit où dut se faire l’explosion, et quelques instants après, la détonation.

« Je regrette de n’avoir pas conservé la relation imprimée par les ordres des autorités de Juvinas et qui commençait ainsi : « Entends-tu, Jean-Pierre, le bruit que « font ces cinq cent mille diables qui traversent les airs ? — Oui, Claude, je l’en- « tends, » etc.

« Les ouvriers ne creusèrent le sol où était tombé l’aérolithe qu’après y avoir jeté de l’eau bénite.

« La relation faite par M. Frayssc, si l’on écarte cette transposition de quelques circonstances, est pleine d'intérêt..

« Ne pourrait-on pas calculer approximativement la force du mouvement d’un corps qui s’enfonce à 5 pieds de profondeur dans un sol dont 4 pieds sont d’une telle dureté que la pointe d’un marteau y pénètre à peine, pulvérisant et agglutinant ces graviers; l’aérolithe étant dans un état d'ignition depuis quelque temps quand l’explosion a lieu, le vernis doit être moins épais là où il se détache des fragments, et j’avais demandé à M. le curé d’examiner l’épaisseur sur toute la surface ; mais il aurait fallu faire cet examen dans les parties seules qui n’avaient pas essuyé de frottement.

« Au reste, on pourrait faire encore cette observation, une portion de l’aérolithe de Juvinas, du poids de plus de 15 kilogrammes, étant au cabinet d’Ilistoire naturelle du Jardin des Plantes et le fragment de deux livres trouvé au delà d'une montagne faisant partie des collections qu’à laissées M. Villiers du Terrage.

« Revenons à nos observations faites à Berrias. J’avais compté 84 secondes lorsque je fus interrompu, et je jugeai, lorsque j’entendis la détonation, qu’il s’était écoulé à peu près le même espace de temps. Ce serait donc à 57 kilomètres de hauteur qu’aurait eu lieu l’explosion. Cela s’accordait assez avec l’angle sous lequel j’avais aperçu le nuage où je présume qu’elle se fit.

« Les fragments les plus éloignés de l’aérolithe de Juvinas étant tombés à Meyras, environ à 5 kilomètres de distance, il ma semble que cotte distance s’accorde assez bien avec la hauteur à laquelle les fragments se séparaient.

« On verra plus bas une autre observation d’un autre aérolithe que j’ai vu tomber et qui viendrait à l’appui de ce que j’avance.

« Je recommande beaucoup aux personnes qui verront tomber des aérolithcs de bien observer le nuage qui les accompagne. J’avais cru, comme je l’ai dit, que ce nuage ne se formait qu’au moment où avait lieu l’explosion, et je crois en être certain depuis que j’ai observé la chute de l’aérolithe de Juvinas.

« M. de Humboldt dit, dans le Cosmos, que les aérolithcs partent d’un nuage très obscur, et je lis dans la page suivante : « Que se passe-t-il dans ces nuages noirs ou il tonne des minutes entières avant que les aérolithes en soient précipités? »

« Je crois que des observations mal faites sont cause de cette erreur.

« Voyez la relation que m’a envoyée M. le curé de Juvinas ; un habitant des environs de Juvinas, ayant reçu une bonne éducation, m’assurait que l’aérolithe venait de l’horizon, ce qui lui faisait croire qu’il avait été lancé par un volcan.

(( Cette pierre météorique fut brisée en quantité de fragments qui ont été disséminés.

« Un fragment de 60 livres que s’était procuréun habitant de Juvinas fut livré à la curiosité publique à la foire de Beuucaire et dans les principales villes du Midi. Le propriétaire en vendait des fragments, et M. Cordier acheta trente livres qui restaient pour la collection du Jardin des Plantes. Un de mes amis en envoya six livres à M. de Bournon. J’en ai moi-même beaucoup donné; il me reste deux beaux échantillons pesant près d’un kilogramme.

« Le plus petit fragment appartenait à la partie supérieure qui n’avait subi aucun frottement ; la surface extérieure est lisse et le vernis qui la couvre en entier est très brillant.

« Le plus gros fragment a été détaché de la partie supérieure, qui a subi un choc et un frottement énormes ; le vernis est en partie enlevé; mais un fait bien important et qui prouve qu’en dessous de la surface vitrifiée il y a eu un grand ramollissement, c’est qu’on voit des dépressions causées par deux petits cailloux roulés sans qu’il y ait eu des éclats, des déchirures ; on voit évidemment que, près de sa surface, l’aérolithe était un peu à l’état pâteux.

« On prétend qu’il n’y avait pas de fer dans cette pierre météorique ; on distingue à la loupe de petits points pyriteux et, ce qui est remarquable, un cristal miroitant bien reconnaissable de labradorite de trois à quatre centimètres de longueur. »

CHUTE D'AUMIÉRES (LOZÈRE).

« J’ai vu tomber un autre aérolithe dans les premiers jours de juin 1842. C’était à l’entrée de la nuit ; tout fut illuminé comme par l’effet de l’éclair le plus brillant.

« Je ne vis le globe de feu qu’au moment où il plongeait vers le couchant derrière les monts de la Lozère, je regardai vite ma montre, et ce ne fut qu’après huit minutes qu’un roulement comme celui d’un tonnerre lointain se fit entendre.

« L’éloignement qui, je le pense, était trois fois plus considérable que celui de l’aérolithe de Juvinas, d’après ce que je rapporterai plus bas, fut cause sans doute que ce roulement ne fut pas aussi considérable que celui occasionné par la chute de l’aérolithe de Juvinas ; il ne fut répété par aucun écho.

« J’étais au moment d’envoyer à M. Élie de Beaumont un mémoire géologique, et j’y joignis une lettre où je lui faisais part de mon observation. Il la fit insérer dans les journaux, afin que l’on s’occupât de la recherche de cette pierre météorique, et, quelques jours après, ils publièrent une lettre de l’ingénieur en chef du département de la Lozère ayant le même but.

« Les recherches ont été vaines ; le phénomène eut lieu à l’entrée de la nuit ; la Lozère est peu peuplée et renferme surtout beaucoup de montagnes incultes et désertes.

« Je pus l’année suivante parcourir ce département : plusieurs habitants de Mende, que je connaissais, me dirent qu’ils étaient à la promenade au moment de la chute de l’aérolilhe et qu’il s’était écoulé environ deux minutes de l’apparition du météore au bruit de l’explosion. On m’écrivit, il y a quelques années, qu’un garde forestier ayant trouvé un aérolithe du côté du Coiron, l’avait vendu à un monsieur de ma connais-

m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

sauce. On crut en me l’envoyant me faire un cadeau précieux ; c’est un culot de verre noir et poreux.

« Mais voici des faits bien singuliers et dont je ne puis garantir l’authenticité, mais que je crois cependant devoir faire connaître.

« Une grêle épouvantable enleva toutes les récoltes de Lachamp Raphaël et Biirzet étendit ses ravages du côté d’Aubenas, de Joyeuse, et jusqu’aux portes de Viviers en diminuant d’intensité. A Burzet, on cassa un grêlon de trois pouces de diamètre, et dans l’intérieur on découvrit avec surprise une pierre qui fut postée à M. Arnaud, notaire et maire de Burget. Ayant fait une excursion dans ccs contrées, M. Arnaud, voulant m’en faire cadeau. la chercha vainement, il l’avait montrée quelques jours auparavant à M. le préfet de l’Ardèche et à MM. les membres du Conseil de révision qui étaient venus dans sa commune. Elle avait la grosseur d’une noix, était brunâtre et d’une extrême légèreté. M. Arnaud la comparait à une pierre ponce brune trempée dans de l’eau oîi l’on aurait délayé du plâtre et que l’on aurait ensuite longtemps gardée dans sa poche.

« C’était donc un enduit luisant qui ferait présumer un commencement de vitrification à l’extérieur comme dans les autres aérolithes, dont le vernis est noir au lieu d’être hlanc. Cette différence de couleur ainsi que la légèreté de l’aérolithe de Burzet semblerait annoncer une composition différente.

« On sait que l’on a trouvé des grains de fer météorique dans des grêlons en Angleterre et à Florence.

« Voici encore un fait qui me paraît bien singulier : un de mes voisins, homme du peuple, mais rempli d’intelligence et de jugement, m’avait souvent assuré que pendant un orage affreux, en 1810, il avait trouvé dans l’intérieur d’un grêlon, dans le noyau limpide qui en formait le centre, trois ou quatre cheveux entortillés qu’il comparait à ceux qui forment les favoris ; il fit observer cette singularité à deux de ses voisins que je fis venir et qui me confirmèrent la vérité de ce fait.

« Quelle a été ma surprise quand M. Armand, le maire de Burzet, que je viens de citer, m’a certifié qu’il avait observé deux fois le même fait, et m’a dit qu’il n’était pas le seul dans la contrée qui eût trouvé dans des grêlons de ces cheveux qu’il comparait aussi à ceux qui forment les favoris.

« J’ajouterai que je n’avais pas raconté l’observation faiteà Berrias, qui est éloigné de Burzet de plus de 12 lieues, que les habitants de ces deux parties du Yivarais n’ont aucune relation et que M. Armand, maire et notaire à Burzet, est un homme instruit.

« Comment expliquer ce fait ? Les courants d’air, les courants électriques auraient pu transporter les cheveux ou poils d’animaux jusque dans les couches de l’atmosphère où se forment les grêlons, mais pourquoi n’a-t-on pas aussi observé dans les grêlons des plumes, des débris de végétaux qui sont si légers ? Il faut se rappeler la chute de graines légumineuses en Espagne, de poissons à Bénarès, de poussière météorique, de cendres volcaniques, de poussière contenant des infusoires et recueillie sur les vaisseaux à plus de trois cents lieues à l’est de l’Afrique. 11 faut ne rien nier des faits difficiles à expliquer, quand ils sont surtout certifiés par plusieurs témoins, et multiplier les observations, «

Page 1