‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 270 sur 280 · DÉCOUVERTE DES FERS D’AUGUSTA (VIRGINIE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DES FERS D’AUGUSTA (VIRGINIE

Vers 1880, L. Smith apprit qu’un bloc de fer, ayant, d’après la description donnée, les caractères des météorites, avait été retourné par la charrue dans le comté d’Angusta, et bientôt après, il acquit un fragment de cette masse, grâce à l’intermédiaire de M. J.-B. Baldwin, de Staunton.

Le bloc pesait 25'‘s,429.

Quelques mois après, on voyait à Richmond une seconde masse de dimension moindre, pesant 16‘‘8,441. Et plus récemment il en parut une troisième du poids de 1*^8,644.

Toutes trois avaient même apparence. Forme très irrégulière; un bout étroit plus volumineux que l’autre. Croûte ocracée assez épaisse.

A l’air, la masse laisse suinter des gouttes d’un liquide où l’on reconnaît la présence de chlorure de fer et de chlorure de nickel.

Les masses étaient magnétiques, etde plus on y constaté avec évidence 1 existence de pôles multiples.

Smith a décrit 3 masses. Une quatrième a été depuis révélée dans les circonstances suivantes :

Vers 1858 ou 1859, un nègre nommé Alf, appartenant à M. Robert Van Lear, apporta à Staunton un bloc de fer qu’il avait trouvé et essaya de le vendre, mais personne ne le regarda comme assez sérieux ou assez précieux pour payer le prix demandé, c’est-à-dire un dollar.

Cet homme est mort, et l’on ne peut préciser le point où il a trouvé l’échantillon , mais c’est probablement sur les terres de M. Van Lear, et en tout cas dans son voisinage immédiat. N’arrivant pas à vendre la masse, Alf la jeta dans une friche derrière la boutique d’un forgeron. Elle y resta plusieurs années jusqu’à ce qu on s en

servit avec d’autres matériaux abandonnes pour construire une clôture de pierre.

En raison de sa forme irrégulière et de son grand poids, elle tomba bientôt du mur et fut alors jetée derrière la maison d’un dentiste. Celui-ci s’en servit quelque temps comme d’une enclume pour marteler des métaux et casser des noix, et plus tard elle entra dans la construction de la margelle d'une citerne.

Là, durant l’été de 1877, elle vint à la connaissance de M. Miller, de Staunton, qui en obtint possession, la retira du mur, et vers la fin de l’année la fit entrer dans une collection géologique destinée à l’université de Virginie.

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