‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 269 sur 280 · DÉCOUVERTE DES FERS DE SAINTE-CATHERINE (BRESIL · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DES FERS DE SAINTE-CATHERINE (BRESIL

Vers la fin de 1875, M. Manoel Gonçalvès da Roza voyageait sur la montagne appelée Morro de Rocio, à 3 kilomètres de Rio San Francisco do Sul, province de Sainte-Catherine, au Rrésil. Son attention fut attirée par de gros blocs gisant sur le sol et contrastant absolument avec lui par leur aspect ocracé. Trois de ces fragments, profondément enterrés, faisaient une saillie de 50 centimètres de hauteur, le plus volumineux pesait 2250 kilogrammes. 11 suffit dun simple coup dœil pour constater que cette substance minérale consistait surtout en fer métallique associé à une forte proportion de nickel, et dans la perspective d une exploitation évidem-

ment très fructueuse, les recherches furent continuées. Le gros bloc était empâté dans une sorte d’argile très ferrugineuse; en creusant au-dessous de lui on rencontra un autre fragment du poids do 450 kilogrammes. Les choses se présentaient comme on voit, de façon à faire croire à une vraie mine de fer. 14 blocs furent successivement découverts dans des situations analogues, et le relevé topographique montre dans leur gisement un alignement qu’on pouvait rattacher à la direction d’un filon. Les blocs se montraient à 0“,40 de profondeur, sous une couche de fragments de granité à gros grains. Les parties ferrugineuses pauvres en nickel étaient à l’extérieur, de sorte qu’à l’origine ce gisement paraissait s’enrichir avec la profondeur.

Mais toutes ces illusions durent bientôt être abandonnées. Après avoir fourni d’après M. Guignet, environ 25 000 kilogrammes de for, la soi-disant mine se trouva complètement épuisée, et d’un autre côté l’examen chimique des échantillons montra leur analogie avec diverses variétés de fer tombées du ciel. Leur orientation indiqua la trajectoire du bolide qui les a apportés. C’est aussi ce qui ressort avant tout de l’intéressant travail communiqué en mars 1876 à l’Académie des Sciences de Rio Janeiro par M. Lunay.

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