Comptes rendus, t. LXXXVII, p
La claiibréelite a un clivage particulier; mais M. Smith n’a pu déterminer sa forme cristalline. Cette substance est très fragile et, lorsqu’on essaye de la détacher
Fig. 15. — Rognon composé de daubrcelito et de pyrrhotine. (troîlite) dans la caillite découverte en 1866 à Cohalniila. Rutclier (Mexique). Grandeur naturelle.
du fer, elle se casse en petits morceeaux ressemblant à des parcelles de molybdénite. Au contact d’un puissant aimant, elle se laisse attirer par très petits fragments, ce qui provient peut-être d’une très petite quantité de troîlite dont il est difficile de la débarrasser. La matière devient faiblement altérable après avoir été chauffée au chalumeau.
Lorsqu’elle est pulvérisée, elle se convertit en une poudre complètement noire, dont la plus petite parcelle produit au chalumeau une réaction très forte de chrome. Lorsqu’elle est soumise à l’action d’une chaleur très intense, elle perd sa couleur brillante et devient d’un noir terne.
L’acide nitrique et l’eau régale la dissolvent entièrement; la solution qui en résulte est d’une couleur verte ou violette suivant les circonstances et fournit une forte réaction d’acide sulfurique et d’oxyde de chrome; le minéral n’est que peu sensible à l’effet des autres acides.
Cette solubilité dans l’acide nitrique le distingue aisément du fer chromé. M. L. Smith n’a pu obtenir qu’une très petite quantité de minéral pur ou à peu près pur, car la réaction des acides étant sur lui presque la même que sur la troîlite, il n’a pu les séparer qu’en variant le degré de concentration de l’acido nitrique et la durée du temps pendant lequel cet acide est en contact avec les minéraux.
Au chalumeau la substance perd son éclat, mais ne fond pas ; avec le borax elle donne une couleur verte intense ; après le refroidissement l’acide azotique la dissout complètement à chaud, sans dépôt de soufre; sa densité est égale à 5,01.
M. Lawrence Smith fait remarquer que, lorsqu’on sépare les oxydes de chrome et de fer hydratés par l’addition du brome à une solution alcaline qui tient les oxydes en suspension, l’opération doit être répétée une, deux ou trois fois pour convertir la totalité de l’oxyde de chrome en acide chromique, et par conséquent pour le séparer complètement du fer.
ÿ.i ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
Les chiffres suivants donnent une moyenne do trois analyses, qui ont donné des résultats concordants, à t/2 pour 100 près :
Soufre . 42,69
Chrome . 35,91
Fer . 20,10
Une matière charbonneuse se trouve dans le résidu.
Il est évident, d’après ces proportions, que ce minéral est un sulfure double correspondant par sa constitution à celle du fer chromé ou chromite FeO,Cr^O^, dans laquelle le soufre remplacerait l’oxygène. La daubréeliteest en effet représentée par FeS,Cr®S% la composition sur 100 parties est :
Calculé.
Trouvé.
Chrome. . .
La présence de la daubréelite sous forme très visible, dans le fer météorique de Cohahuila, a engagé le même chimiste à examiner avec soin d’autres fers météoriques dans lesquels elle ne se montre pas tout d’abord, Il n’a encore examiné que la troilite de trois autres fers météoriques, ceux de Toluca, au Mexique, de SevierCountry (Tennessee) et de Cranbourne (Australie). Dans ceséchanttillons, il a trouvé la daubréelite en quantité très sensible, en se servant de 2s',5 de troïlite ; pour le fer de Cranbourne, il n’a employé que 1 gramme. Avec 2 grammes de troïlite de Toluca, la solution azotique renferme du chrome et du fer en quantité qui correspond à environ 60 milligrammes de daubréelite. Ce minéral se présente à l’état pulvérulent, mélangé de gra])hile et de schreibersite.
MILLËRITE.
J’ai reconnu la présence du sulfure de nickel (millérite) dans le fer de Sainte- Catheriueh II y est intimement associé à la pyrrbotine mais il en masque complètement la couleur propre. Ün la fait aisément disparaître en déposant sur le mélange des sulfures une goutte d’acide : la liqueur ne renferme que du nickel et le résidu reprend l’aspect delà pyrrhotiue ordinaire.
OLDHflMITE.
Le sulfure de calcium a été rencontré dans la (pierre de Busti, par M. Maskelyne®, qui lui a donné le nom d’oldhamito et qui l’a retrouvé, quoiqu’eri bien