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Comptes rendus, séance du 15 avril

2. Proceeding of the Royal Society of London, sé.ince du 9 octobre 1869.

moindre quantité, dans la pierre de Bishopville, empâté dans l'augite, ou dans l’enstatite, ou même dans toutes les deux à la fois. Ce minéral présente une couleur marron pâle, et forme de petites sphérules dont la surface est généralement revêtue de sulfate de chaux. Il se clive avec une égale facilité dans trois directions qui donnent des angles droits. Le système cristallin de l’oldhamite est donc le système cubique, et l’on reconnaît qu’elle est inactive sur la lumière polarisée. Sa densité est égale à 2.58, et sa dureté est comprise entre 3.5 et 4. Dans l’eau bouillante elle donne naissance à des polysulfures de calcium, et dans les acides elle se dissout aisément en dégageant de l’hydrogène sulfuré. Sa compo¬

sition est exprimée par les analyses suivantes :

I II

niju U ( Monosulfure de calcium. . . 89,369 90,244

( Monosullure de magnésium. 3,246 3,264

Gypse . 5,951 4,189

Carbonate de chaux . 3,434 »

Troïlite . . ; . . . » 2,303

OSBORNITE

Dans la météorite de Busti, M. Maskelyne * a trouvé un oxysulfure de titane ou de zircone qu’il appelle osbornite.

Ce composé remarquable constitue des octaèdres microscopiques d’un jaune d’or, empâtés dans l’oldhamite, dont nous venons de parler. Il y avait plus de 150 .de ces cristaux dans 0®‘’,0028 d’oldhamite, et, malgré leur extraordinaire petitesse, on put les soumettre aux mesures goniométriques.

Ces cristaux, appartenant au premier système, sont fragiles, et leur poussière conserve la belle couleur jaune évidemment intrinsèque des cristaux eux-mêmes. Leur rareté en rend l’étude chimique fort difficile. Mis à bouillir pendant longtemps avec l’acide chlorhydrique le plus concentré, ils ne subissent aucimeaction, etl’acide Iluorhydrique lui-même ne paraît pas les attaquer. Ils résistèrent également à la fusion avec le carbonate sodicopotassique. Chauffés dans un tube de porcelaine, en présence de chlore sec, ils perdirent leur éclat, prirent une couleur d’un jaune de miel et donnèrent lieu à un sublimé blanc. Abandonnés à l’air, les cristaux ainsi traités tombèrent en déliquescence et acquirent une consistance pâteuse; l’eau put alors les dissoudre en partie, produisant une liqueur alcaline précipitable par l’oxalate d’ammoniaque. Le résidu insoluble fut dissous presque entièrement par l’acide chlorhydrique et la solution donna un précipité abondant avec l’oxalate. L’eau qui avait lavé le chlore et le sublimé recueilli dans le tube de porcelaine à l’aide de l’acide chlorhydrique, furent mélangés et donnèrent un précipité blanc avec le chlorure de baryum, puis, après séparation, un précipité par l’ammoniaque qui ressemblait à de l’alumine, et qui pourtant résista à la potasse et précipita de sa solution acide, par l’hyposulfate de soude et par le sulfate de potasse. On l’examina pour titane, mais avec un résultat négatif. Il ne restait donc à supposer que

I. Proceedinfjs of the royal Society of London, 9 octobre 1860.

le zirconium, et il fallut admettre que les cristaux jaunes résultent de ruuion de cet élément avec le calcium et le soufre dans des conditions de stabilité fort dignes d'intérêt.

SCHREIBERSITE

La schreibersite est un phospliure triple de fer de nickel et de magnésium très répandu dans les fers météoriques.

Pour l’extraire de la limaille de fer, celle-ci est mise à bouillir avec une dissolution saturée de sulfate ou de chlorure de cuivre, jusqu’à disparition totale de tout le fer nickelé. Le cuivre métallique est enlevé par l’acide azotique fumant, et l’aimant fournit un mélange de schreibersite et de troïlite. Après avoir enlevé la plus grande partie de cette dernière au moyen de la lévigation, on se débarrasse du reste à l’aide de l’acide chlorhydrique étendu : la schreibersite reste enfin absolument pure.

Le biclilorure de mercure doit, comme précédemment, être cm[)loyé dans les cas où la schreibersite est peu abondante, ou bien lorsqu’on veut isoler du même coup les grains lilhoïdes parfois empâtés dans le fer.

D’ailleurs ici, comme à propos de la troïlite, il y a toujours avantage à extraire la schreibersite, non pas de la limaille de fer, mais de certaines régions particulièrement riches en phospliure auxquelles il donne une grande fragilité qui peut les faire reconnaître.

Les résultats que j’ai obtenus en analysant la schreibersite du fer de Toluca, préalablement soumise à la série de purifications indiquées ci-dessus, m’a fourni des résultats qui ne diffèrent pas sensiblement de ceux qu’on regarde généralement comme définitivement acquis.

Ces résultats se recommandent néanmoins par leur netteté due à la pureté delà matière analysée.

On sait que l’analyse de trois échantillons de la schreibersite contenue dans le fer de Tazewell a fourni à M. Lawrence Smith * :

Fer .

Nickel. , . ,

Cobalt. . . .

Cuivre. . . .

■ . traces

Phosphore. .

non dosé

Silice .

Alumine. . .

Zinc .

. . traces

Chlore. . . .

d’où il a conclu la formule

Fe'‘Ni^Pb,

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