‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 33 sur 280 · Silliman’s American Journal, 2» série, t. XY, p · texte numérisé non relu

Silliman’s American Journal, 2» série, t. XY, p

MÉTÉORITKS

En étudiant la météorite de Breitonbach M. Maskelyne y a observé un petit octaèdre du même minéral.

M. Lawrence Smith a signalé la présence du fer chromé en rognon dans le fer de Cohahuila, où il présente des caractères particuliers.

Deux sections pratiquées par M. Lawrence Smith* dans le fer de Cohahuila ne montrèrent que de rares nodules, mais dont l’une offrit un rognon ovale bien dessiné de 12 millimètres environ de diamètre et à 6 centimètres environ de la surface du fer, dont il était séparé par du métal compact et solide. Il s’assura qu’il différait de tous les autres nodules observés jusque-là dans l'intérieur de la météorite ; il ne contenait pas de troïlite, et, quoique noir, il n’était pas composé de graphite. En l’examinant soigneusement à la loupe, on trouva dans la substance noire quelques particules d’un minéral translucide, et celleg-ci, observées au microscope, se montrèrent incolores, sauf deux ou trois, qui étaient verdâtres ; il y avait aussi quelques lamelles de fer attirables au barreau aimanté.

Sa poudre fine, fondue avec du borax, donne un émail d’un vert de chrome très intense. Mais cette poudre, chauffée au bain-marie, avec l’acide nitrique, n’éprouve pas la moindre action, alors que la daubréelite est aisément dissoute, avec dépôt d’un résidu vert de chrome foncé.

Après la fusion avec le carbonate de soude, jusqu'à ce qu’aucune action ne se produisit plus, et après lavage du résidu, l’acide nitrique ne fut pas plus actif qu’avant la fusion.

Ces réactions firent supposer à M. Lawrence Smith qu’il avait affaire à la chromite. 0a‘',150 en poudre très fine, furent fondus avec dix fois leur poids de bisulfate de soude ; lorsque le minéral fut fortement attaqué, mais non dissous, le résidu insoluble fut fondu avec un mélange de carbonate de soude et de nitre, et on procéda comme pour une analyse ordinaire de la chromitc. L’auteur obtint les résultats suivants, qui comprennent le fer extrait du bisulfate fondu :

Sesquioxyde de chrome . 62,61

La masse renfermant en outre un peu de magnésie, de cobalt et de silice. La silice et la magnésie proviennent sans doute du silicate incolore ou verdâtre signale plus haut, et qui consiste soit en enstalite, soit en péridot. En considérant la petite quantité de matière employée et la présence de faibles proportions d’autres éléments, cette analyse établit clairement que le minéral est de la chromite.

C’est la première fois qu’on trouve la chromite en nodules dans l’intérieur d’un fer météorique.

Divers points des particules de chromite, au microscope, se sont montrés transparents sur les bords et d’une couleur violet rouge foncé.

La transparence de la chromite a déjà été notée par M. Thoulet.

t. Comptes rendus, t. XCII, p. 99.

E.NXYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

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