Comptes rendus, t. LXVII, p
espèce de liquation subie par les silicates préexistants et spécialement par ceux dont la composition se rapproche des pyroxènes et des amphiboles.
On remarquera que la petite manipulation qui consiste à chauffer au rouge un fragment de météorite peut, dans certains cas, fournir des données très précises quant à la composition minéralogique des roches ainsi traitées. Par exemple, la pierre de Montréjeau manifeste par ce procédé des grains irréguliers qui se détachent grâce à leur couleur d’un blanc mat rappelant l’aspect du plâtre, et qui ne sont point signalés dans les analyses. De même dans la pierre de Pultusk apparaissent des grains incolores très actifs sur la lumière polarisée et ayant tous les caractères de la variété d’enstatite que j’ai désignée sous le nom de victorite*. Ce minéral existe dans la pierre normale de Pultusk, mais il est difficile à voir et avait passé inaperçu, tandis qu’on le trouve facilement dans la roche noire, grâce au contraste de sa couleur avec celle de la masse principale.