Meleorilen in Sammlwigen, p
ENCYCLOPÉDIE CUIMIQDE.
Black Mountain. — Analyse de M. Shepard ’ :
Nickel avec traces de cobalt . 2,52
Substances inattaquables . )
Soufre . I 1,44
Perte . '
Densité, 7,261, d’après le même.
2' DIVISION. — SYSSIDÈRES (D.yub.) ou LITIIOSIDÉRITES.
Au point de vue de la classification, il est très important de savoir avec précision quelles relations existent entre le fer et la pierre dans une masse sidérolithique. Aussi M. Daubrée, dans un travail auquel nous avons été associé s'est-il proposé de déterminer ces relations dans tous les cas douteux. Le procédé mis en usage a fait connaître, entre autres, la véritable structure du fer de Rittersgrün.
Ainsi qu’on le fait remarquer dans ce travail, il est clair que le seul moyen de savoir avec certitude si une masse sidérolithique contient le fer en grains isolés ou sous forme d’un réseau continu, comme dans la masse de Krasnojarsk, est d’arriver à séparer exactement le fer de toute la matière pierreuse sans altérer l’état ni même la forme du métal. On avait songé d’abord, pour réaliser cette séparation, à l'emploi de l’acide fluorhydrique qui attaquerait le silicate, dont il serait alors facile de se débarrasser. Mais les résultats n’ont pas été conformes à ce qu’on pouvait attendre ; dans plusieurs expériences où l’on opérait sur dos masses renfermant du péridot, on avait précisément l’inverse de ce qu’il s’agissait d’obtenir, c’est-à-dire que le fer était attaqué, tandis que le silicate restait intact. La potasse en fusion, les lessives alcalines bouillantes, l’acide nitrique fumant, dans lequel le silicate est attaqué, tandis que le for, devenu passif, se conserve indéfiniment, furent successivement es.sayés sans que le résultat fût complètement satisfaisant.
C’est un procédé purement physique qui répond le mieux à la question. Voici en quoi il consiste :
Un fragment de la météorite à étudier étant donné, on le place dans un creuset de platine que l’on chauffe rapidement au rouge vif au moyen d’une lampe à gaz. Lorsque la pierre a atteint une température égale à celle du creuset, c’est-à-dire lorsqu’elle est bien rouge, on la plonge rapidement dans de l’eau très froide jusqu’à refroidissement complet. Par cette simple manipulation, le silicate étonné s’est fendillé en tous sens, et l’on peut, sans la moindre difficulté, l’enlever d’une manière complète avec des pinces.
Des expériences assez nombreuses faites sur des météorites différentes ont prouvé que le procédé est général et donne de très bons résultats. Le seul inconvénient qu’il présente est d’oxyder un peu la surface du fer par suite du contact de l’eau.
■1. Sillim. Amer. Journ.. 2' série, t. IV, p. 82.