‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 100 sur 197 · Cloez et Cannizarb, Comptes rendus, t. XXXII, p · texte numérisé non relu

Cloez et Cannizarb, Comptes rendus, t. XXXII, p

2. Huebner et Frerichs, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 774.

CYANOGÈNE.

SÉLÉNIURE DE CYANOGÈNE

Lorsqu’on ajoute du cyanure d’argent à une solution de bromure de sélénium dans le sulfure de carbone, on obtient une quantité notable de séléniure de cyanogène Se-Cy qui cristallise dans le sulfure de carbone en lamelles brillantes incolores ou jaunâtres ; ce corps s’altère à l’air humide, en répandant de l’acide cyanhydrique et en se colorant par du sélénium qui devient libre.

SULFURE DE CYANOGÈNE

Sulfure de cyanogène. — Le cyaiiure d’argent agit également sur le clilorure de soufre dissous dans le sulfure de carbone ; lorsque l’action est terminée, à l’aide d’une douce chaleur, l’odeur du chlorure de soufre disparaît. En chauffant alors à l’ébullition et filtrant, on obtient par le refroidissement une grande quantité de lamelles cristallines incolores, d’un éclat soyeux et d’une odeur provoquant le larmoiement; la composition correspond à S^Cy. Ce composé s’altère même dans des vases hermétiquement clos, en se colorant en jaune; il ne se dissout plus alors en totalité dans le sulfure de carbone, car il reste un résidu jaune qui est peut-être du sulfure de paracyanogène (pseudoschwefelcyan.)*.

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