‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 116 sur 197 · Joannis, Ann. Chim. Phys. (5) t. XXVII, p · texte numérisé non relu

Joannis, Ann. Chim. Phys. (5) t. XXVII, p

CYANOGÈNE.

élève alors la température à 100“; après douze heures il ne reste plus d’eau. Il est nécessaire de n’élever la température à lOO” que vers la fin, pour éviter la décomposition du cyanure. Lorsqu’on opère avec le cyanure BaCy,2HO, il faut encore de plus grandes précautions ; on ne doit pas chauffer au delà de oO ou 35“ jusqu’à ce qu'il ait perdu la motié de son eau, ce dont on s’assure par une pesée du ballon.

Le cyanure ainsi obtenu est blanc, anhydre, très soluble dans l’eau (800 grammes environ dans un litre d’eau) et assez soluble dans l’alcool (180 grammes dans un litre d’alcool à 70 pour 100).

L’acide carbonique décompose ce corps en chassant l’acide cyanhydrique.

Données thermiques. — Elles sont relatives à la chaleur de neutralisation de la baryte et aux chaleurs de dissolution du cyanure anhydre et de ses deux hydrates (Joannis).

On a trouvé :

BaOdissous-l-HCydiss. = BaCy dissous + 5®,17

Chaleur de dissolution de BaCy, 2110 — 2'^,28

BaCy, IIO — l^OS

BaCy + 0S89

De ces nombres on déduit :

BaCy solide + IIO solide = BaCy,IIO solide + 1*= ,22 BaCy solide-I-2110solide = BaCy,2HOsolide-f- l'^,75

La chaleur d’oxydation du baryum étant inconnue, on n’a pas pu calculer la chaleur de formation du cyanure de baryum depuis ses éléments.

CYANURE DE STRONTIUM

On indique pour la préparation de ces corps les mêmes procédés que pour le cyanure de baryum : calcination du ferrocyanure de strontium. Le meilleur procédé consiste en réalité dans l’emploi d’un courant d’acide cyanhydrique anhydre passant à travers une masse de cristaux d’hydrate de strontiane. On doit prendre les mêmes précautions que pour le cyanure de baryum, ee corps étant encore plus altérable que le précédent. La solution évaporée dans le vide fournit des cristaux qui ont pour formule SrCy,4IIO (Joannis). Ils sont assez déliquescents et se recouvrent rapidement à l’air d’une couche de carbonate de strontiane. Cependant, en recouvrant leur face de lames de mica on a pu les mesurer. Us appartiennent au système du prisme orthorhombique ; ils portaient les faces m,p, jf* et a*.

538 E5CYCL0PÉDIE CUIMIQÜE.

üri certain nombre de ces cristaux étaient maclés comme la staurotide et présentaient la forme de croix (staurotide maclée parallèlement à e -f.) (Joannis.)

Lorsqu’on place ce corps dans le vide à la température ordinaire, on constate qu’en même temps qu’il perd de l’eau, il se décompose légèrement ; on n’a donc pas pu le déshydrater. Les propriétés sont intermédiaires, par suite, entre celles du baryum que l’on obtient anhydre et celles du cyanure de calcium qu’on ne peut obtenir même à l’état d’hydrate cristallisé.

Données thermiques. — Elles se déduisent de la chaleur de formation de l’acide cyanhydrique, de la chaleur de neutralisation de la strontiane par cet acide, et de la chaleur de dissolution de ce corps (Joannis) ; on a :

SrOdiss.-+-HCydiss. =SrCy,4HOdissous 3®,15 Sr-l-Cy-f-4HO solide = SrCy,4HOsolide + 60®,8 Chaleur de dissolution de Sr,Cy4II0 — 2®,07

Page 1