Corriol et Ccrthomot, J. PImrm., t. XVI, p
348 E^’CYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
Données thermiques. — On a déterminé la chaleur de formation du cyanure de zinc en dissolvant ce corps dans de l’acide chlorhydrique. Connaissant alors les chaleurs de formation de l’acide cyanhydrique et du chlorure de zinc, on a pu calculer celle du cyanure de zinc ; on a trouvé :
Zn + Cy gaz. = ZnCy amorphe +29“,5
ZnO + HCy diss. = ZnCy amorphe + 6“ ,7.
C;fannre double de zinc et d'ammonium. — Ce composé a pour formule AzIPCy,ZnCy. Ce sont des prismes incolores appartenant au système orlhorhombique, mais leur angle est très voisin de 90“. A l’air, ils laissent dégager de l’acide cyanhydrique et de l’ammoniaque. Le meilleur procédé de préparation consiste à dissoudre du cyanure de zinc dans du cyanhydrate d’ammoniaque. On peut aussi faire arriver un courant d’acide cyanhydrique dans une dissolution ammoniacale d’o.vyde de zinc. Ce corps se comporte comme une combinaison assez instable de cyanhydrate d’ammoniaque et de cyanure de zinc; chauffé avec de la potasse, il dégage de l’ammoniaque ; calciné en présence de l’air, il laisse un résidu d’oxyde de zinc. Lorsqu’on veut dissoudre ce corps dans l’eau, une petite quantité de cyanure de zinc se précipite par suite de la dissociation du cyanure double ; la décomposition s’arrèle lorsqu’une certaine quantité de cyanure d’ammonium a été ainsi mise en liberté (Corriol et Berthomot) ‘.
Cyanure double de ïine et de potassium^. — Cc composé a pour formule KCy,ZnCy (Analyses de Rammelsberg, Schindler, Gmelin). Il est anhydre ; cependant on y trouve de l’eau d’interposition en quantité qui varie depuis f/2 jusqu’à 2 et 3 pour 100. On le prépare en dissolvant le cyanure de zinc dans du cyanure de potassium ; on évapore doucement et, par refroidissement, le cyanure double cristallise. On peut aussi dissoudre de l’oxyde, ou même du carbonate de zinc, dans du cyanure de potassium, auquel on ajoute une quantité d’acide cyanhydrique équivalente au zinc employé ; avec le carbonate de zinc, l’acide carbonique se dégage. Les cristaux sont des octaèdres réguliers transparents et le plus souvent incolores. Ils fondent sans se décomposer, comme le cyanure de potassium. Lorsqu’on ajoute à une solution de ce corps un acide, goutte à goutte, il est décomposé, d’abord en cyanure de zinc qui se précipite, et en cyanure de potassium qui donne avec l’acide le sel correspondant de potasse et de l’acide cyanhydrique, puis le cyanure de zinc à son tour est décomposé.
Le cyanure double de zinc et de potassium est très soluble dans l’eau, la température de l’eau n’ayant d’ailleurs qu’une faible influence. La plupart des cyanures doubles formés par le cyanure de zinc étant beaucoup moins solubles, on obtient avec le cyanure double de zinc et de potassium et divers sels métalliques, des cyanures doubles où le potassium a été échangé contre le métal du sel employé. C’est ainsi qu’une dissolution de chlorure de bai^um donne un précipité de cyanure de zinc et de baryum. On obtient également un précipité avec le chlorure de calcium. Les sels de cobalt, de nickel, d'oxyde mercurique sont dans cc cas ; ils donnent dos