Gintl, ZeiLchr. f. Chem. (2), t. IV, p
410 EKCYCLOPÉDIE CHIMIQÜE.
étendue il ne se forme pas de précipité, mais la solution est colorée on rouge. Prépare de cette façon il contient toujours une certaine quantité de ferrocyanure de potassium qu’on ne peut lui enlever par lavage. Pour l’avoir on doit, suivant Rammelsberg, précipiter le sulfate de cuivre par l’acide ferrocyanhydrique ; le produit séché sur l’acide sulfurique a alors pour composition Cu-FeCy^H- 7HO ; Monthiers lui donne la formule CuTeCy"-f-9HO. Quant aux précipités qui contiennent du potassium, on leur a assigné diverses formules ; on obtiendrait, suivant Mosander, avec un excès de ferrocyanure de potassium, le ferrocyanure double de cuivre et de potassium KGuFeCy'^. Rammelsberg lui donne la formule KGu^Fe-Gy®2H0. Le composé obtenu avec un excès de sel cuivrique serait, suivant lui :
Cu^FeCyMvTcGy%2HO -f 9(Cu^FeCy’,7HO).
Suivant Williamson, lorsqu’on traite le précipité contenant du potassium par l’hydrogène sulfuré, qu’on ajoute de l’éther et de l’acide chlorhydrique, il se précipite un corps analogue à l’acide ferrocyanhydrique et qui a pour formule H’KFe'Cy*®.
Ce corps peut perdre une partie de son eau, mais non la totalité, sans se décomposer. Le résidu contient 1 équivalent de fer pour 2 de cuivre mélangés ou unis h quatre équivalents de carbone. 11 est un peu soluble dans l’acide sulfuriqne; l’eau le précipite de cette dissolution. Il donne avec la potasse les produits ordinaires de la décomposition des ferrocyanures ; du ferrocyanure de potassium et l’hydrate d’oxyde cuivrique.
Ferrocyamire ammoniacal de cni-vre. — On connaît deux combinaisons du ferrocyanure de cuivre avec l’ammoniaque ; il se combine soit avec 2, soit avec 4 équivalents d’ammoniaque.
Le ferrocyanure ammoniacal de cuivre a pour formule 2Azrp,Cu®FeCy^,II0. La solution ammoniacale d’oxyde cuivreux est précipitée par le ferrocyanure de potassium sous forme d’une poudre blanche qui jaunit à l’air ; si on la lave avec de l’eau légèrement acidulée d’acide chlorhydrique, elle se convertit bientôt en ferrocyanure de cuivre rouge. Lorsqu’on précipite un sel de cuivre par l’ammoniaque, puis qu’ôn ajoute une nouvelle quantité de ce corps pour dissoudre le précipité formé, on obtient une solution qui précipite en vert olive par le ferrocyanure de potassium. Lorsqu’on chauffe cette dissolution, il se dépose de petits cristaux d’un brun jaunâtre auxquels une dissolution faible d’acide chlorhydrique enlève de l’ammoniaque en donnant du ferrocyanure de cuivre. Cette réaction a lieu aussi à la température ordinaire, mais elle est alors plus lente. Monthiers, qui a analysé ce corps, le prépare au moyen du ferrocyanure de potassium et d’azotate ammoniacal de cuivre. Le précipité ainsi obtenu est jaune, inaltérable à 100“, mais déjà vers 130“ il dégage de l’ammoniaque et du cyanhydrate d’ammoniaque. Ce composé ne perd pas son eau dans le vide. Bunsen lui assigne la même composition, sauf pour la quantité d’eau qu’il trouve être seulement un demi-équivalent.
Ferrocyanure biammoiiiacal de enivre. — Il a pour formule 4AzH'’,Cu® FeGy'hHO. Lorsqu’on met à digérer du ferrocyanure de cuivre dans de l’ammoniaque il devient vert et prend un aspect cristallin ; si on le traite alors par l’eau, celle-ci dissout de l’ammoniaque et le corps reprend son apparence primitive.
CYAKOGÈNE.
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Le ferrocyanure de cuivre absorbe le gaz ammoniac (un équivalent en absorbe quatre). Cette absorption a lieu avec un grand dégagement de chaleur; en même temps de l’eau se dégage et il ne reste qu’un équivalent d’eau fixé sur la combinaison. D’ailleurs ce composé est peu stable ; il se dissocie et reprend sa teinte jaune primitive quand on l’abandonne à l’air.
Ferrocyanure double de enivre et de potassium. — Ce composé a pour formule KCuFeCy’. Il se forme lorsqu’on met en présence une petite quantité d’un sel cuivrique avec un excès de ferrocyanure de potassium. Le précipité est brun au début ; il devient rapidement rouge. 11 est décomposé par l’eau bouillante en presque totalité ; l’eau froide ne le dissout pas.
M. Woufor* a trouvé dans un bain ayant servi à des opérations électrométalliques des cristaux d’un brun rougeoyant pour composition 5KCy,2FeCy,2Cu-Cy-j- lÛIlO.
Ferrocyanure de mercure. — Ce composé paraît nc pas avoir été obtenu. Voici quelques expériences de Rammelsberg, d’Ittner et de Witlstein à ce sujet.
Le cyanure double de potassium et de mercure donne avec les sels ferreux un précipité brun jaunîitre qui verdit à l’air.
Ittner a obtenu par l’action du ferrocyanure de potassium sur le nitrate mercureux un mélange de mercure et de protocyanure de fer. Avec le bichlorure de mercure Berzélius a obtenu par l’action du ferrocyanure de potassium un précipité blanc qui, traité par l’eau bouillante, lui cède du cyanure de mercure et laisse un résidu de protocyanure de fer. Suivant Ittner, ce précipité n’est autre chose que du cyanure de fer impur. Wiltstein a obtenu avec le nitrate mercui'ique un résultat analogue.
Les résultats trouvés sont, on le voit, peu concluants. On connaît bien, cependant, une combinaison ammoniacale de ferrocyanure de mercure, mais on ne peut s’en servir pour préparer le ferrocyanure de mercure comme on avait fait avec le ferrocyanure de nickel, parce qu’il se décompose en cyanure de mercure et oxyde de fer.
Ferroeyaniire ammoniacal de mercure. — 11 a pour formule AzH®,Ilg® FoCy’,HO. On précipite par le ferrocyanure de potassium un mélange refroidi d’azotate mercurique, d’azotate d’ammoniaque et d’ammoniaque. A la température ordinaire il SC dépose un peu de mercure réduit, aussi doit-on refroidir le vase où l’on fait l’opération. La liqueur doit avoir en outre un certain degré de concentration : trop concentrée, il y a un dépôt de mercure réduit ; trop diluée, le composé ne se forme pas ; il est, en effet, assez facilement décomposablc par l’eau. Le précipité ainsi formé est cristallin ; on le lave avec une dissolution concentrée et froide d’ammoniaque. Ces cristaux exposés à l’air perdent une partie de leur ammoniaque ; ils deviennent bleus peu à peu. Chauffés à l’abri de l’air, ils se décomposent en mercure, cyanhydrate d’ammoniaque et oxyde de fer. Ils brûlent à l’air. L’eau bouillante décompose rapidement ce corps en cyanure de mercure, ammoniaque et oxyde de fer. Les acides étendus donnent avec ce corps du bleu de Prusse; ils se dissolvent