‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 174 sur 197 · Proust, Ann. Chim., t. LX, p · texte numérisé non relu

Proust, Ann. Chim., t. LX, p

aiguilles soyeuses ayant pour composition HgCy,HgO. On peut aussi traiter directement l’acide cyanhydrique par un excès d’oxyde de mercure (Johnston) h L’oxyde se trouve mêlé avec une assez grande quantité d’oxycyanure ; on reprend par l’eaii bouillante, on filtre et on laisse cristalliser.

Ce corps cristallise en petites aiguilles à quatre pans ; il se dissout un peu dans l’eau en donnant une dissolution ayant une réaction alcaline. Ce corps est blanc, très légèrement jaunâtre.

Lorsqu’on chauffe ce corps, il noircit et dégage du cyanogène, de l’acide carbonique et de l'azote : en même temps du mercure se volatilise. Cette décomposition est la plupart du temps accompagnée d’une explosion assez violente; ce composé cependant ne détone pas par le choc d’un marteau.

Il est décomposé par l’acide chlorhydrique étendu en chlorure de mercure et acide cyanhydrique; il en est de même de l’acide sulfurique. Avec l’acide azotique et l’acide acétique on obtient des composés de cyanure de mercure et d’azotate ou d’acétate de mercure ; ils sont étudiés plus loin. Le chlorhydrate d’ammoniaque et les chlorures alcalins ajoutés à la dissolution du cyanure basique rendent la liqueur plus alcaline et précipitent en même temps une poudre blanche.

Données thermiques. — On a déterminé la chaleur de formation en le décomposant par l’acide chlorhydrique étendu; la réaction dégage-j-G*', 8 (Joannis)^ On conclut de là :

HgO solide -|- llgCy solide= HgO.HgCy solide -f-1'’ ,3.

Oxycyanure de mercure, lIgO,3HgCy. — D’après Kulin®, 3 équivalents de cyanure de mercure dissolvent à peu près (un peu moins) 1 équivalent d’oxyde de mercure. Suivant Grouvelle, et d’après des considérations analogues, il existerait un composé 3HgCy,2HgO. Le composé 3HgCy,HgO a été obtenu (Joannis)® en faisant dissoudre 5 parties de cyanure de mercure et 2 parties d’oxycyanure HgCy.HgO dans 42 parties d’eau, c’est-à-dire dans une quantité d’eau suffisante pour dissoudre à froid tout le cyanure employé. Par refroidissement, la liqueur dépose une masse cristalline qui a la composition suivante : 3HgCy,HgO. Il faut prendre, pour analyser ce corps, certaines précautions, à cause de ses propriétés explosives. On l’analyse par le procédé des analyses organiques, en mélangeant le corps avec une longue colonne d’oxyde de cuivre.

Données thermiques. — Sa chaleur de formation a été déterminée en le décomposant par l’acide chlorhydrique étendu. Cette décomposition a dégagé -t-0'^,1 ; de ce nombre, on déduit :

ïlgO solide^- 3HgGy solide.-= 3HgCy,HgO solide . -h4^7.

C’est sensiblement le triple de la quantité de chaleur dégagée par un équivalent de cyanure en s’unissant à un équivalent d’oxyde de mercure.

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