‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 190 sur 197 · C. Dans le cyanure de mereure · texte numérisé non relu

C. Dans le cyanure de mereure

D. Dans les cyanures décomposablcs par le bi¬

oxyde de mercure.

A. — Pour les cyanures alcalins, on les traite par un excès d’azotate d’argent, puis on acidulé par l’acide azotique et l’on filtre. Le précipité est ensuite traité

comme nous l'avons vu plus haut et pesé à l'état de cyanure d’argent ou, après calcination, à l’état d’argent. Dans le liquide filtré on peut doser les diverses hases alcalines.

On peut encore employer trois autres méthodes fondées sur les procédés volumétriques.

Méthode de Fordos et Gélis. — Le cyanure alcalin est traité par une dissolution d’iode et il se trouve décomposé d’après la réaction suivante :

KCy-|-21o=Klo-+-IoGy.

11 faut donc 2 équivalents d’iode pour décomposer 1 équivalent de eyano-

Voici comment l’on opère ; Le cyanure alcalin dissous est mélangé avec une dissolution de hicarbonate de potasse afin de neutraliser l’excès de base que le cyanure peut contenir (ce qui arrive par exemple quand le cyanure que l’on dosé provient d’une solution d’acide cyanhydrique à analyser). 11 ii’y a de cette façon dans la liqueur que de l’acide carbonique en liberté. On verse alors une solution titrée d’iode dissous dans l’iodure de potassium jusqu’à ce que la dernière goutte ajoutée donne à la liqueur la teinte jaune en donnant un excès d’iode. Celte coloration est très sensible et elle indique mieux la fin de l’opération, dans cette réaction, que l’emploi de l’amidon qui se colore peu à peu avant que tout le cyanure ait été décomposé. Le nombre d’éi|uivalents d'iode employé divisé par deux, indique le nombre d’équivalents de cyanogène qui se trouvaient dans la liqueur soumise à l’analyse.

Méthode de Liiehig '. — Si l’on ajoute à une solulion de cyanure de potassium, qui peut contenir sans incmvénient un excès de base, une solution d’azotate d’argent, goutte à goutte, les premières gouttes forment un précipité non permanent, parce que le cyanure d’argent formé se dissout dans le cyanure de potassium non encore décomposé. Le composé qui se forme a pour formule KCy.AgCy. Le précipité ne devient permanent que lorsque tout le cyanogène est à l’état de cyanure double d’argent et de potassium ; il en résulte qu’à ce moment, pour 2 équivalents de cyanogène on a employé 1 équivalent d’azotate d’argent. En général, à la solution de cyanure de potassium on ajoute quelques gouttes de chlorure de sodium qui ne donne un précipité permanent que quand tout le cyanogène est à l’état de cyanure double d’argent et de potassium. Ce procédé sert aussi à doser l’acide cyanhydrique après l’avoir neutralisé par un excès de potasse. Avec l’eau d’amandes amères on obtient toujours des nombres un peu trop forts.

Méthode de Buignet^ — On place dans un petit ballon à fond plat 100 e.c. du liquide à expérimenter et l’on y ajoute un grand excès d’ammoniaque, 10 c.c. environ. On a préparé, d’autre part, une solution normale de sulfate de cuivre en faisant dis-

t. Liebig, Ann. der Chem, und Pkarm., t. LXXVIl, p. 102; Souchav, ZeUschr. fur analyt. Chem., t. Il, p. 180.

Page 1