‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 191 sur 197 · Buignet, Jouvn. Chim. et Pkarm., t. XXXV, p · texte numérisé non relu

Buignet, Jouvn. Chim. et Pkarm., t. XXXV, p

CYANOGÈNE.

soudre 25,09 de ce sel dans une quantité d’eau distillée telle que la solution occupe exactement le volume d’un litre ; on verse de cette solution.au moyen d’une burette graduée jusqu’à ce que la liqueur ne se décolore plus. Chaque division de la burette (dixième de centimètre cube) correspond à 1 milligramme d’acide cyanhydrique. Cette méthode ne donne pas des résultats très concordants.

Liebig a cherché ce qui se passait dans cette réaction, et il a trouvé que ce n’était pas un cyanure double incolore de cuivre et de potassium qui se formait, mais que la moitié du cyanogène était transformée en cyanure de cuivre et l’autre moitié était transformée en urée et oxalate d’urée ; cette dernière moitié était plus ou moins égale à la premièi e, selon les proportions relatives d’ammoniaque.

B. — Dans les cyanures décomposables par l’azotate d’argent en présence de l’acide azotique ou de l’ammoniaque.

On fait digérer quelque temps, en agitant fréquemment, le cyanure à analyser avec une solution étendue d’azotate d’argent ; on ajoute ensuite, quand la décomposition semble terminée, de l’acide azotique et on laisse le tout digérer quelque temps à une douce température. Quand le cyanure d’argent est devenu bien blanc, on fdtre et l’on calcine le précipité de cyanure d’argent ; il est ensuite bon de s’assurer si l’argent provenant de cette calcination est bien exempt des métaux qui accompagnaient le cyanure. D’après Rose, cette méthode convient parfaitement pour l’analyse des combinaisons de cyanure de potassium avec les cyanures de nickel, de cuivre et de zinc.

Ou peut aussi, d’ajirès Weith *, décomposer uu certain nombre de cyanures doubles tels que le ferrocyanui e de potassium, le bleu de Prusse, le cobalticyamire de potassium avec une dissolution ammoniacale d’azotate d’argent. On chauffe le tout dans un tube fermé à 100“ pendant quatre ou cinq heures. La liqueur est ensuite versée dans une capsule ; on chauffe légèrement pour dissoudre les cristaux de cyanure double d’argent et d’ammonium; on filtre et on lave avec de l’ammoniaque le précipité d’oxyde qui reste sur le tube. On étend alors d’eau le liquide filtré et on le décompose par l’acide azotique, qui détruit le cyanure d’ammonium et laisse précipiter le cyanure d’argent.

G. — Dans le cyanure de mercure. On peut doser le cyanogène dans le cyanure de mercure par le procédé général des analyses organiques.

Rose et Finkener® ont indiqué un autre procédé plus commode et qui permet de doser exactement le cyanogène dans la dissolution du cyanure de mercure. Ce procédé consiste dans la transformation du cyanure de mercure en cyanure do zinc. On ajoute pour cela à la dissolution de cyanure de mercure une dissolution ammoniacale d’azotate de zinc, de façon à employer environ 2 équivalents de zinc pour 1 de mercure. On précipite alors la liqueur par un courant d’acide sulfhydrique jusqu’à ce que le précipité qui se forme soit absolument blanc (dépourvu de sulfure noir de mercure); tout-le mercure est alors précipité et le cyanogène, dont aucune portion ne s’est échappée à cause de l’excès d’ammoniaque, se trouve

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